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jeudi 20 mai 2010

Mobilité pour tous : la ville d'Angers récompensée !



La ville d'Angers vient d’être récompensée par l'Union nationale des aveugles et déficients visuels (UNADEV) pour le confort de son circuit touristique, accessible en braille. Chaque année, cet organisme met à l’honneur une ville qui présente une initiative dans ce sens.

Offrir les conditions d'un déplacement aisé pour chacun devrait être un des principes fondateur d’une ville.

En ce sens la mobilité ne se résume pas à la mise en service de moyens de locomotions. Il s’agit en premier lieu de réunir les conditions d’une accessibilité pour tous. Et de ce point de vue l’esthétique du mobilier urbain peut très vite se révéler un calvaire pour les personnes à mobilité réduite.

La loi du 11 février 2005 assigne les villes à offrir un cadre de vie adapté dès 2015. Dans le palmarès Angers apparaît aujourd’hui seulement à la 47e place publiait il y a quelques mois l’Express. Sans doute les travaux y sont pour beaucoup. Mais dès la fin de l’année avant même la livraison du tramway, l’accessibilité sera à n’en pas douter plus douce.

En complément du rayonnement qu’elle génère au-delà des frontières de son territoire, la qualité d’une grande ville se mesure également à la place qu’elle offre à ses résidents.


mardi 27 avril 2010

Un parking exceptionnel au Ralliement


Trois questions à Bernadette Caillard-Humeau, adjointe au maire d'Angers déléguée à la mobilité, à la voirie et aux déplacements.

Le parking du Ralliement en chiffre, ça donne quoi ?

C'est 435 emplacements voitures, dont 6 spécialement pour les voitures sans-permis, et 3 équipés d'une prise pour recharger les voitures électriques. L'espace motos est de 36 places. Sa capacité a été légèrement réduite. Le tarif pour une heure est passé à 2 € contre 1,20 € avant les travaux. Pour trois heures, c'est passé de 3 à 5 €. Quatorze mois de travaux. 13 000 heures de gros oeuvres, 5 000 tonnes de gravats évacués, 30 kilomètres de câbles, 100 tonnes d'acier, 1 600 m 3 de béton coulé. Un projet qui a coûté 7,7 millions d'euros.

Pourquoi cette hausse des tarifs ?

En payant plus cher, les gens restent garés moins longtemps et donne leur place à d'autres personnes. Cela permet d'augmenter le flux de clients dans les commerces.

Nous voulons aussi que les Angevins préfèrent les transports en commun. Notre politique est de favoriser le réseau de bus et l'arrivée du tramway. Pendant les travaux, les gens ont changé leurs habitudes en se garant ailleurs ou en prenant le bus. Un comportement à encourager.

En quoi le parking du Ralliement se distingue des autres ?

Il offre aux Angevins la possibilité de se garer juste sous l'hyper-centre. Une position unique, au milieu des commerces. Quant au prix horaire, c'est moins cher que dans la plupart des grandes villes. Il s'utilise pour aller chercher un petit paquet rapidement, pas pour flâner plusieurs heures en ville. Il est moderne et très lumineux, grâce à son architecture. C'est un parking exceptionnel !

Propos recueillis par Ouest France

En savoir encore plus sur le nouveau parking du Ralliement ? C'est à lire ici sur le blog Angers Mag Info.

lundi 26 avril 2010

Bientôt une location automatique de vélo à Angers...

En septembre, on pourra louer une bicyclette à la gare, pour une journée ou une demi-journée.

Trois questions à Bernadette Caillard-Humeau, adjointe au maire chargée des transports.


La location automatique de vélos va fonctionner comment ?

La station sera installée à la gare, en septembre. Les vélos seront accrochés, comme des vélos en libre-service. On pourra les utiliser à la journée ou à la demi-journée ; mais il faudra les ramener à la gare. On ne pourra pas les déposer n'importe où, comme pour les vélos en libre-service.

Pourquoi avoir choisi cette solution, plutôt que le libre-service ?

Le Vélib, le vélo en libre-service, revient à plus de 2 000 € par an et par vélo. C'est une charge énorme. Beaucoup de villes en reviennent. Un vélo cité, comme ce qui existe déjà à Angers, coûte 200 € par an et par vélo.

Le dispositif de locations va-t-il s'étendre ?

Pendant un an, nous allons tester le système avec la station de la gare. Puis, nous pourrons créer d'autres stations à l'office de tourisme, au centre des congrès, à Molière...

Dans un premier temps, il n'y aura que des vélos normaux. Ensuite, par exemple, à Molière, nous pourrons essayer les vélos électriques.

Nous augmentons aussi l'offre de vélos cité, qui marche très bien. À la rentrée prochaine, on pourra en louer à Monplaisir et à Belle-Beille.



Recueilli par Marianne DEUMIÉ.
Ouest-France

samedi 3 avril 2010

Interview : nous incarnons le centre écologiste à Angers !


Propos recueillis par Sébastien Boisnard pour le Courrier de l’Ouest

Pour Bernadette Caillard-Humeau, le centrisme est résolument démocrate et écologiste. Selon la première adjointe au maire, le temps des conservateurs de centre droit est résolu.

Vous êtres membre de Cap21. Comme Corinne Lepage, vous êtes entrée en politique par le centre droit. Ou vous situez vous désormais ?

Non, je ne suis pas rentrée en politique par la droite. Il n’y a pas de centre droit ni de centre gauche, il y a le centre.

Mais il existe pourtant bien des gens de centre droit…

C’est bien eux le problème ! Ces gens du Nouveau Centre ou de l’Alliance Centriste qui galvaudent le centrisme. Ils sont une branche de l’UMP et représentent toujours au final des supplétifs de la droite. Ils viennent en appoint. C’est à mon avis dépassé car le but, c’est de s’affirmer indépendant et force de projet en étant fondamentalement démocrate et écologiste.

Mais quand des alliances doivent se constituer, il faut bien se définir sur l’échiquier politique…

Oui. Et en 2008, j’ai choisi Jean-Claude Antonini parce que nous avons la même vision de la ville et de son développement. L’histoire selon laquelle c’est Christophe Béchu qui m’a dit non est une légende. La vérité, c’est que c’est moi qui ai dit merde à Christophe Béchu ! Il y a une fibre sociale que je partage avec le maire.

Mais votre action politique a démarré avec l’UDF Dominique Richard. Pendant sept ans, vous faites partie de l’opposition municipale avant de rejoindre en 2008 la liste conduite par le maire socialiste. Que répondez-vous à ceux qui ont pu vous reprocher ce passage à gauche ?

L’épicentre s’est déplacé. Je me trouve cent fois mieux avec Jean-Claude Antonini que dans un autre camp. Peut-être que je suis du centre gauche, mais peut-être aussi est-ce le maire qui est au centre. C’est un Strauss-Kahnien et çà me va bien.

Après les élections régionales, diriez-vous, comme Hervé de Charrette, que la France est orpheline de son centre ?

Il y a un peu de çà. Mais Hervé de Charrette pense aux centristes ancienne version. Moi je suis convaincue que les centristes d’aujourd’hui sont les héritiers de la démocratie chrétienne qui s’est impliquée dans l’associatif. Ces gens qui voulaient œuvrer pour le monde autour d’eux se retrouvent aujourd’hui dans ceux qui se battent pour la planète et l’environnement. Démocrates et écologistes sont les héritiers des centristes. C’est la nouvelle génération que j’incarne.

Vos bisbilles à l’intérieur du Modem n’ont-elles pas finalement conduit les électeurs à abandonner le centrisme ?

Les électeurs ont abandonné le Modem, pas le centrisme. Ce n’est pas le centrisme qui a été foutu en l’air : c’est le Modem, le Nouveau Centre et l’Alliance centriste.

Comment avez-vous ressenti le départ du Modem de Laurent Gérault contre lequel vous avez longuement bataillé pour obtenir le leadership ?

Laurent Gérault a enfin mis en adéquation ses convictions avec le camp qu’il a choisi. Je suis contente pour lui qu’il trouve sa place au sein de l’Alliance centriste et avec Christophe Béchu. Çà correspond à ses convictions.

Je prends des nouvelles du Modem, je ne demande qu’à les rencontrer. Mais je crains que les gens ne se recroquevillent sur eux même alors que face à cet échec, il faudrait se poser des questions sur ce qui s’est passé et s’attacher à fonder une nouvelle voie. Il y a des gens excellents au Modem auxquels je dis : venez nous rejoindre.

Qui incarne désormais le centre à Angers ?

C’est moi. Je veux dire « nous » parce qu’il y a du monde derrière. L’Alliance centriste, c’est une nuance de la droite. Il leur manque la dimension écologiste. De la même manière que çà a manqué au Modem et à François Bayrou.

Comment voyez-vous votre avenir politique ?

Mon échéance, c’est vraiment le mandat. C’est 100% de mon temps. Le challenge, c’est le tramway qui remodèle la ville, qui amène une autre urbanité. Ce n’est pas qu’un moyen de transport, c’est aussi une autre façon de vivre la ville.

Votre poste de première adjointe chargé du tramway est exposé. Il y a des moments où vous doutez ?

Douter de quoi ? C’est vrai que je prends des coups. Dans la position où je suis, on tire sur moi à droite comme à gauche. On cherche à m’abattre. Les uns parce que j’ai fait gagner Jean-Claude Antonini et trahi mon milieu. Les autres parce que je prends la place. Mais il ne faut pas oublier que ce n’est pas moi qui ai demandé, c’est Jean-Claude Antonini qui m’a choisie.

dimanche 28 mars 2010

Quelques enseignements après les élections régionales



Pas question pour moi de revenir ici sur les principaux faits de ces élections, qui ont déjà été largement commentés dans la presse (abstention record, déroute de la droite de gouvernement, résurgence de l’extrême droite).

Je souhaiterais, en revanche, focaliser sur la situation du centre:

Le moins que l’on puisse dire c’est que la situation du centre au sortir de cette échéance électorale n’est pas brillante.

Le Modem, qui a été en 2007 l’incarnation de l’idée d’un centre autonome, d’une autre façon de penser la politique, est mort.

Ce ne sont pas les idées portées par le Modem qui sont en cause dans cette disparition, mais bien la gestion désastreuse de l’appareil militant, et la stratégie présidentielle monothématique et obsessionnelle de son président.

Pour le reste, on voit ressurgir via le Nouveau Centre ou l’Alliance Centriste, l’espoir de refonder un centre d’antan, qui n’aurait d’indépendant que le titre, ancré à droite comme l’était l’UDF, et destiné à être au mieux un supplétif de la droite de gouvernement.

Pour preuve l'interview au Journal La Croix en date du 26 Mars 2010, dans laquelle Hervé de Charette, conseiller politique du Nouveau Centre, affirme: "En France, le centre est l'allié traditionnel de la droite".

Donc rien de bien nouveau.

Alors, le centre aurait il définitivement disparu du paysage politique, phagocyté à droite pour une partie, et ignoré pour l’autre par une gauche revigorée par son récent succès électoral?

Possible, mais pas sûr.

L’espace politique existe encore, et il répond au besoin de sortir du débat politicien pour entrer dans celui de la politique, de remettre au coeur de l'action publique l’humain et son cadre de vie, de prendre en compte l’urgence de changer de modèle de développement.

Le départ de Corinne Lepage du Modem était attendu et est tout à fait logique dans la mesure où Cap 21 défend les valeurs qui viennent d’être énoncées et dont le Modem n’a pas su s’emparer.

Comme elle, je crois qu’il faut saisir l’occasion de créer un pôle écologique et démocrate qui aura pour vocation de porter ces valeurs politiques et de faire en sorte qu’elles soient prises en compte dans un programme de gouvernement.

Philippe Markowicz



mercredi 8 octobre 2008

49 : Mouvement Démocrate ou Mouvement Autocrate ?


Vous le savez certainement, les élections internes au Mouvement Démocrate en Maine et Loire se sont tenues dernièrement, renouvelant les instances locales pour les 3 prochaines années. Nous avions espéré que ces élections se dérouleraient en toute transparence et qu’elles donneraient une possibilité réelle d’expression et de représentation de toutes les sensibilités qui composent notre mouvement.

Nous avons ainsi décidé de nous porter candidats sur la liste « Retrouvons le message du Modem » menée par le candidat segréen Christian CATHELIER parce qu’elle nous apparaissait juste par son objectif affiché d’ouverture et de rassemblement au sein du mouvement départemental.

Nous disposions donc de trois scrutins (Présidence Collégiale, Conseil Départemental, Conférence Nationale) pour faire entrer le Mouvement Démocrate de Maine et Loire dans une ère nouvelle, s’affranchissant enfin des allégeances automatiques héritées du passé, capable de défendre ses propres idées, ses propres projets pour notre département, dans la droite lignée du message porté par François BAYROU.

Ces aspirations légitimes se sont heurtées à la réalité des faits, à savoir le verrouillage systématique de la structure du Modem de Maine et Loire par quelques individus issus de l’ancien appareil UDF.

Petit rappel des faits :

- 31 août 2008 : 41 personnes adhérentes du Modem/Cap21 (21 hommes, 20 femmes) se déclarent candidates sur la liste menée par Christian CATHELIER : « Retrouvons le message du Modem ».

- 2 et 3 septembre : nous demandons à Jean-Philippe MARTEAU l’intégration de la personne désignée par notre liste (Christian CAZAUBA) pour la représenter au sein de la commission électorale départementale, comme le prévoit le règlement des élections. Il nous est opposé un refus.

- 4 septembre : la commission électorale départementale se réunit sans aucun représentant de notre liste. Elle invalide 24 personnes sur les 41 que nous présentons, sans explication sur l’identité des personnes concernées et la raison de leur invalidation. Les membres de Cap 21 (adhérents statutaires du Modem) seraient-ils écartés de facto par les instances locales provisoires du Modem ? Cela semble être le cas.

- L’université de rentrée du Mouvement Démocrate a lieu à Cap Estérel entre le vendredi 5 et le dimanche 7 septembre. De cette manifestation, nous avons des échos selon lesquels Jean-Philippe MARTEAU divulgue notre liste aux responsables nationaux du Modem en mettant en cause la parité de notre liste qui n’est pas alternative (homme/femme) sur l’ensemble de la liste (condition qui ne figure nullement sur le règlement départemental émis par Jean-Philippe MARTEAU deux mois auparavant).

- Nous vérifions que les listes des adhérents de Cap 21 ont bien été transmises au Modem national. Cela a été fait. Mais il semble que le Modem national n’ait pas mis à jour ses fichiers pour les intégrer ce qui fait que Jean-Philippe MARTEAU peut se retrancher derrière le « ce n’est pas de ma faute ils ne sont pas sur la liste des adhérents ». Nous communiquons à Jean-Philippe MARTEAU une nouvelle liste avec parité alternative stricte. Il n’en accusera jamais réception.

- Samedi 13 septembre : Publication des listes « valides » : 2 de nos listes sont écartées, au prétexte du manque de candidatures valides en nombre suffisant et de l’absence de parité alternative. Mais nous nous apercevons que sur les 5 membres de la commission électorale, 2 d’entre eux font partie de la liste montée par Laurent GERAULT pour le Conseil Départemental et la Conférence Nationale : Michel JEANNEAU et Jean-Philippe MARTEAU ! Ce Qu’il Fallait Démontrer !! Depuis le début, celui-ci était juge et partie !

- Nous retirons la dernière liste « valide » le 25 septembre, et organisons une conférence de presse le 26 septembre pour dénoncer le déni de démocratie dont nous avons été les victimes.

A la suite de ce feuilleton digne des meilleurs moments de l’ère soviétique, il faut se rendre à l’évidence : on nous refuse toute possibilité d’expression au sein de notre propre mouvement, en usant de toutes les ficelles imaginables, fussent-elles les plus anti-démocratiques.

De tels procédés nous interpellent, quand certains veulent empêcher à tout prix la représentativité au sein des instances Modem locales. Pour autant, cela ne nous empêchera nullement d’œuvrer afin de redonner ses lettres de noblesse au centrisme en Maine et Loire, et de proposer bientôt une vraie alternative à des électeurs, sympathisants et militants qui ne se reconnaissent pas dans le ralliement systématique du centre à l’UMP.


Le Groupe Démocrate d’Angers

dimanche 4 mai 2008

« Qu’il est agréable de se retrouver ce matin, aux yeux de lumières d’un printemps triomphant… »

Discours de Jean Lassalle, député des Pyrénées-Atlantiques,
lors du Congrès des Elus Démocrates
le 29 avril 2008 à La Maison de La Chimie