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mardi 27 avril 2010

Un parking exceptionnel au Ralliement


Trois questions à Bernadette Caillard-Humeau, adjointe au maire d'Angers déléguée à la mobilité, à la voirie et aux déplacements.

Le parking du Ralliement en chiffre, ça donne quoi ?

C'est 435 emplacements voitures, dont 6 spécialement pour les voitures sans-permis, et 3 équipés d'une prise pour recharger les voitures électriques. L'espace motos est de 36 places. Sa capacité a été légèrement réduite. Le tarif pour une heure est passé à 2 € contre 1,20 € avant les travaux. Pour trois heures, c'est passé de 3 à 5 €. Quatorze mois de travaux. 13 000 heures de gros oeuvres, 5 000 tonnes de gravats évacués, 30 kilomètres de câbles, 100 tonnes d'acier, 1 600 m 3 de béton coulé. Un projet qui a coûté 7,7 millions d'euros.

Pourquoi cette hausse des tarifs ?

En payant plus cher, les gens restent garés moins longtemps et donne leur place à d'autres personnes. Cela permet d'augmenter le flux de clients dans les commerces.

Nous voulons aussi que les Angevins préfèrent les transports en commun. Notre politique est de favoriser le réseau de bus et l'arrivée du tramway. Pendant les travaux, les gens ont changé leurs habitudes en se garant ailleurs ou en prenant le bus. Un comportement à encourager.

En quoi le parking du Ralliement se distingue des autres ?

Il offre aux Angevins la possibilité de se garer juste sous l'hyper-centre. Une position unique, au milieu des commerces. Quant au prix horaire, c'est moins cher que dans la plupart des grandes villes. Il s'utilise pour aller chercher un petit paquet rapidement, pas pour flâner plusieurs heures en ville. Il est moderne et très lumineux, grâce à son architecture. C'est un parking exceptionnel !

Propos recueillis par Ouest France

En savoir encore plus sur le nouveau parking du Ralliement ? C'est à lire ici sur le blog Angers Mag Info.

mardi 6 avril 2010

Transports collectifs en site propre : l'Etat donne un coup d'accélérateur à 50 projets


50 projets de transports collectifs en site propre vont bénéficier d'un appui financier de l'Etat (800 millions d'euros au total), dans la plupart des cas en lien avec la dynamique Espoir banlieues et donc le désenclavement de certains quartiers.


Le dossier aura suscité une émulation palpable et a finalement été vite bouclé : ce jeudi 30 avril, la liste des 50 projets de transports collectifs en site propre (TCSP) qui bénéficieront, dans 36 collectivités hors Ile-de-France, d'une aide de l'Etat, a été officiellement dévoilée et détaillée. Six mois après le lancement de l'appel à projets, auquel les collectivités ont massivement répondu, et un mois après qu'une réunion décisive ait entre autres réuni les membres du gouvernement concernés, l'Ademe et d'importantes associations d'élus (AMF, AMGVF), la cohérence entre les trois grands objectifs de l'opération apparaît plus clairement : report multimodal et qualité des projets dans la foulée du Grenelle, relance économique, désenclavement des quartiers sensibles ("Dynamique Espoir banlieues"). En effet, sur les 800 millions d'euros d'aides apportés par l'Etat aux collectivités prêtes à lancer au plus tôt des chantiers de création ou d'extension de lignes de métro, de tramway, de bus à haut niveau de service (BHNS), voire de trolleybus (Grand Lyon) ou de funiculaire (Grasse), plus de la moitié l'est au bénéfice d'une meilleure desserte des quartiers dits sensibles. Et ce, en articulation avec les objectifs de renouvellement urbain fixés par l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) dont Fadela Amara, secrétaire d'Etat chargé de la politique de la ville, a tenu à souligner l'efficacité. Ainsi, nombre de nouvelles lignes à venir vont relier deux quartiers prioritaires (par tramway à Nice), ou bien prolonger une ligne prenant source dans un quartier en vue de le relier au centre-ville et aux gares TGV (par exemple à Reims). Il est en outre prévu que des clauses d'insertion soient inscrites dans les conventions qui doivent être signées d'ici cet été entre les agglomérations et l'Etat. D'ores et déjà, des communautés urbaines ou d'agglomération telles que Brest (53 millions d'euros d'aide l'Etat, dont 19,11 au titre de Espoir banlieues) et Dijon (47 millions d'euros, dont 16,53 au titre de Espoir banlieues) ont fait savoir qu'elles inclueraient dans leur marché une clause sociale d'au moins 10%.

"Coup de fouet"

"Derrière l'aspect technique de cet appel à projets se joue le retour de l'Etat dans la politique des transports en agglomération, a souligné Jean-Louis Borloo. Il garantit ainsi que soient desservis l'ensemble des quartiers, de manière réactive puisque les projets de chantiers qui ont été retenus sont les plus matures et sont prêts à démarrer avant le 1er janvier 2011. Un tiers d'entre eux devrait démarrer avant la fin de l'année. Les 6 milliards de travaux qui vont être engagés dans les trois ans permettront un doublement de la capacité de transports de voyageurs dans les agglomérations, avec près de 400 km de lignes TCSP supplémentaires." Un par un, la dizaine d'élus présents jeudi au ministère de l'Ecologie ont tenu à remercier le ministre d'Etat pour cet appui décisif. "Sans cette impulsion de l'Etat, lancer un chantier de 9 km de ligne de tramway supplémentaire n'aurait pas été possible. Les villes françaises ont pris du retard sur les grandes métropoles européennes. Il faut dire que les élus manquent parfois de courage pour engager des chantiers impopulaires", a pointé Christian Estrosi, député-maire de Nice.


Roland Ries, président du Groupement des autorités responsables de transports publics (Gart), lui aussi s'est déclaré satisfait par ce "coup de fouet" apporté par l'Etat, l'enveloppe initiale ayant été quelque peu élargie. Selon lui, certains adhérents du Gart vont toutefois être déçus, car ils tablaient sur un niveau de subvention légèrement plus élevé (25% du montant des travaux, contre 20% actuellement). Autre point noir : onze projets qui, selon Jean-Louis Borloo, n'étaient pas encore tout à fait opérationnels, ont été écartés du lot. Mais temporairement car la fixation du montant de l'aide de l'Etat à ces projets fera l'objet d'une second appel à projets lancé début 2010. "On attend de l'Etat qu'il délivre d'ici là plus de précisions, par exemple sur le montant de l'enveloppe globale qui pourra être alloué", a ajouté Roland Ries.


Parmi les 50 projets retenus, nombre d'entre eux portent sur la création ou l'extension de lignes de tramway : Marseille, Grand Lyon, Grenoble, Angers, Brest, Le Mans, Le Havre. Au Havre, il s'agit de contribuer au désenclavement de trois quartiers prioritaires. "A Angers, le projet de TCSP comprend la desserte par tramway d'un quartier prioritaire, mais permet aussi d'appuyer des quartiers en fort développement, de renforcer la multimodalité et d'accompagner nos efforts en matière d'apprentissage de la mobilité", a témoigné Bernadette Caillard-Humeau, déléguée à la voirie et aux déplacements de la ville d'Angers, qui bénéficie d'une subvention de 30,5 millions d'euros, dont 7,3 au titre de Espoir banlieue. A Mulhouse, l'aide de 12,4 millions d'euros (dont 4,72 pour Espoir banlieues) va permettre de boucler la boucle en achevant une ligne est-ouest de tramway. "Et Tours va entrer dans le club des villes dotées d'un tramway grâce aux 40,2 millions d'euros apportés par l'Etat à son projet de ligne de 15 kilomètres", a ajouté Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux transports.


Le plafond record d'aide est atteint par la communauté d'agglomération de Montpellier (tramway) : 82,6 milllions d'euros, dont 30,55 au titre de la dynamique Espoir banlieues. La plus modeste commune à obtenir une aide est Annemasse, en Haute-Savoie (2,3 millions d'euros). Les DOM ne sont pas oubliés, avec deux projets de BHNS décrochant une aide à Saint-Paul et Saint-Pierre-de-la-Réunion.


Morgane Boedec / Victoires Editions

samedi 3 avril 2010

Interview : nous incarnons le centre écologiste à Angers !


Propos recueillis par Sébastien Boisnard pour le Courrier de l’Ouest

Pour Bernadette Caillard-Humeau, le centrisme est résolument démocrate et écologiste. Selon la première adjointe au maire, le temps des conservateurs de centre droit est résolu.

Vous êtres membre de Cap21. Comme Corinne Lepage, vous êtes entrée en politique par le centre droit. Ou vous situez vous désormais ?

Non, je ne suis pas rentrée en politique par la droite. Il n’y a pas de centre droit ni de centre gauche, il y a le centre.

Mais il existe pourtant bien des gens de centre droit…

C’est bien eux le problème ! Ces gens du Nouveau Centre ou de l’Alliance Centriste qui galvaudent le centrisme. Ils sont une branche de l’UMP et représentent toujours au final des supplétifs de la droite. Ils viennent en appoint. C’est à mon avis dépassé car le but, c’est de s’affirmer indépendant et force de projet en étant fondamentalement démocrate et écologiste.

Mais quand des alliances doivent se constituer, il faut bien se définir sur l’échiquier politique…

Oui. Et en 2008, j’ai choisi Jean-Claude Antonini parce que nous avons la même vision de la ville et de son développement. L’histoire selon laquelle c’est Christophe Béchu qui m’a dit non est une légende. La vérité, c’est que c’est moi qui ai dit merde à Christophe Béchu ! Il y a une fibre sociale que je partage avec le maire.

Mais votre action politique a démarré avec l’UDF Dominique Richard. Pendant sept ans, vous faites partie de l’opposition municipale avant de rejoindre en 2008 la liste conduite par le maire socialiste. Que répondez-vous à ceux qui ont pu vous reprocher ce passage à gauche ?

L’épicentre s’est déplacé. Je me trouve cent fois mieux avec Jean-Claude Antonini que dans un autre camp. Peut-être que je suis du centre gauche, mais peut-être aussi est-ce le maire qui est au centre. C’est un Strauss-Kahnien et çà me va bien.

Après les élections régionales, diriez-vous, comme Hervé de Charrette, que la France est orpheline de son centre ?

Il y a un peu de çà. Mais Hervé de Charrette pense aux centristes ancienne version. Moi je suis convaincue que les centristes d’aujourd’hui sont les héritiers de la démocratie chrétienne qui s’est impliquée dans l’associatif. Ces gens qui voulaient œuvrer pour le monde autour d’eux se retrouvent aujourd’hui dans ceux qui se battent pour la planète et l’environnement. Démocrates et écologistes sont les héritiers des centristes. C’est la nouvelle génération que j’incarne.

Vos bisbilles à l’intérieur du Modem n’ont-elles pas finalement conduit les électeurs à abandonner le centrisme ?

Les électeurs ont abandonné le Modem, pas le centrisme. Ce n’est pas le centrisme qui a été foutu en l’air : c’est le Modem, le Nouveau Centre et l’Alliance centriste.

Comment avez-vous ressenti le départ du Modem de Laurent Gérault contre lequel vous avez longuement bataillé pour obtenir le leadership ?

Laurent Gérault a enfin mis en adéquation ses convictions avec le camp qu’il a choisi. Je suis contente pour lui qu’il trouve sa place au sein de l’Alliance centriste et avec Christophe Béchu. Çà correspond à ses convictions.

Je prends des nouvelles du Modem, je ne demande qu’à les rencontrer. Mais je crains que les gens ne se recroquevillent sur eux même alors que face à cet échec, il faudrait se poser des questions sur ce qui s’est passé et s’attacher à fonder une nouvelle voie. Il y a des gens excellents au Modem auxquels je dis : venez nous rejoindre.

Qui incarne désormais le centre à Angers ?

C’est moi. Je veux dire « nous » parce qu’il y a du monde derrière. L’Alliance centriste, c’est une nuance de la droite. Il leur manque la dimension écologiste. De la même manière que çà a manqué au Modem et à François Bayrou.

Comment voyez-vous votre avenir politique ?

Mon échéance, c’est vraiment le mandat. C’est 100% de mon temps. Le challenge, c’est le tramway qui remodèle la ville, qui amène une autre urbanité. Ce n’est pas qu’un moyen de transport, c’est aussi une autre façon de vivre la ville.

Votre poste de première adjointe chargé du tramway est exposé. Il y a des moments où vous doutez ?

Douter de quoi ? C’est vrai que je prends des coups. Dans la position où je suis, on tire sur moi à droite comme à gauche. On cherche à m’abattre. Les uns parce que j’ai fait gagner Jean-Claude Antonini et trahi mon milieu. Les autres parce que je prends la place. Mais il ne faut pas oublier que ce n’est pas moi qui ai demandé, c’est Jean-Claude Antonini qui m’a choisie.

mardi 9 mars 2010

Conseil municipal du 8 mars 2010 - Votation du budget

Mesdames, messieurs, mes chers collègues,

Cette séance du conseil municipal est pour nous, élus de la majorité, l’occasion de faire un deuxième point d’étape sur l’action et les orientations de la Ville. A ce titre, je suis heureuse de pouvoir donner mon analyse de première adjointe à vos côtés, (après la présentation que vient de donner Monsieur le Maire).

J’ai choisi de le faire au travers du filtre de ce qui nous a rassemblé pour créer le renouveau d’Angers : le développement durable, la ville durable avec ses trois socles : développement économique, social et environnemental. Je vais bien sûr le faire à travers le projet tramway que je porte, mais aussi dans un second temps, sur notre politique commune.

Pour ce deuxième budget de la mandature, nous avons bâti à nouveau un budget tout à fait exceptionnel par son dynamisme, par son niveau d’investissement. Ce budget est d’autant plus exceptionnel eu égard à une ville de 156 000 habitants qui ne bénéficie pas, hélas, d’un niveau de rentrées fiscales aussi importantes que la moyenne des villes de la même importance. Aujourd’hui encore, grâce à l’implication des élus, grâce au travail des services, nous atteignons un niveau record d’investissement.

PREMIER POSTE : LE PREMIER PROJET DU MANDAT CEST LA REVOLUTION DU TRAMWAY
Alors il y a le tramway, et le tramway est un projet formidable parce qu’à la fois porteur d’un grand dynamisme à court et à long terme : c’est un moyen de transport qui apporte bien plus que le fait de transporter les Angevins en apportant un confort, une rapidité et une fiabilité incomparable pour ceux qui vont l’utiliser pour le trajet domicile-travail.

Le projet tramway c’est aussi le remodelage de la ville d’une façon que beaucoup n’imaginent pas, sur de multiples facettes :
- ce sont les rues donnat sur les rails qui vont être entièrement refaites,
- c’est le renouveau des quartiers qu’il traverse,
- c’est un renouveau du transport en commun, du réseau de bus, ce sont déjà les emplois qu’il procure au bon moment en cette période de crise
- c’est à la fois un outil du développement économique et du développement environnemental car non polluant et porteur de report modal, c’est – à dire incitatif pour se déplacer autrement qu’en voiture en ville. Le tramway et l’ensemble des nouveaux services « mobilité » mis à la disposition des angevins vont inciter à marcher plus en ville, à prendre le vélo via les futures agences vélocités dans les quartiers et les nouveaux aménagements cyclables. Il sera plus facile aussi de prendre le bus, à bénéficier de lignes bien cadencées et à abandonner pour certains la voiture et les 3 à 500 euros qu’elle coûte par mois pour choisir à la place l’autopartage.
Un tramway qui s’implante, c’est donc aussi un nouvel état d’esprit pour vivre la ville en mieux et faire que chacun s’approprie l’espace public.

Cet exemple emblématique parce que je le connais et le suis au quotidien, n’est qu’un parmi d’autres qui redessinent le visage de notre ville. Et ce sont tous ces projets que nous mettons en place cette année avec ce budget.

Angers va se métamorphoser, et le mot n’est pas trop fort, à la fois dans ses structures et pour l’amélioration de la vie quotidienne.
La vie quotidienne justement, c’est aussi le développement social et la préservation de la qualité du lien social qui est très important pour nous, dans l’ensemble des quartiers. Cet engagement fort s’illustre ainsi par nos rénovations d’école jules verne, et Jean-Jacques rousseau, la salle de spectacle Outre Maine ou l’accueil des enfants de moins de deux ans, ainsi que, pour les familles, l’étude lancé pour un équipement piscine aqua-récréatif.

Le développement économique c’est indubitablement le projet centre des congrès dont les études ont été lancées, et qui va rehausser la qualité de notre accueil pour le tourisme d’affaires, faisant d’Angers, située à 1H30 de Paris, un pôle d’attraction important dans l’Ouest.

Le développement environnemental c’est la chaufferie de la Roseraie qui sera au bois comme celle du plateau de la Mayenne qui alimente déjà le centre de maintenance du tramway.

Ce budget, M le maire, mes chers collègues, a du sens. Il est dynamique, il engage le renouveau d’Angers, c’est un budget d’action qui met en œuvre notre projet politique de ville durable.

En 2010, notre vision de la ville durable, ambitieuse et solidaire prendre de plus en plus consistance à travers ces projets qui commencent à se rejoindre comme les pièces d’un puzzle.
Cette montée en puissance, ce sont nos ambitions pour Angers, nous voyons loin et ne voulons pas oublier le quotidien de tous que reflète particulièrement le budget de fonctionnement.
Il nous faudra malheureusement réduire la voilure dans les exercices à venir, tant l’effort d’investissement a été important ces dernières années. Cela ne nous empêchera pas, d’être particulièrement à l’écoute des problèmes de la quotidienneté, qui ne doivent pas être oubliés.
C’est l’engagement que je prends et que nous prenons ensemble : maintenir le lien, et la concertation avec tous les Angevins, pour améliorer la vie en ville, au quotidien.

Je vous remercie.

Bernadette CAILLARD-HUMEAU

lundi 21 décembre 2009

Le nouveau CTT d'Angers : un jalon pour la ville durable


Le CTT, qu'est-ce que c'est ?

C'est le nom du nouveau Centre Technique des Transports d'Angers, inauguré mardi 15 décembre dernier par Jean-Claude Antonini devant près d’un millier d’invités. Il accueille d'ores-et-déjà la première rame de tramway - arrivée une semaine auparavant - et pourra à terme abriter l'intégralité des rames du réseau de tramway ainsi qu'une partie des bus du réseau.

En présence de l'architecte du projet, du nouveau préfet de Maine et Loire, de Michel Bleitrach, PDG de Keolis et de Bernadette Caillard-Humeau, Vice-présidente Transport d'Angers Loire Métropole, les invités ont pu admirer ce bâtiment construit dans une approche développement durable, pour devenir le premier bâtiment Haute Qualité Environnementale à énergie positive d’Angers, c'est-à-dire le premier bâtiment qui non seulement produit sa propre énergie mais qui en produit plus que ses besoins.

Au-delà, c'est une étape importante pour le grand projet structurant de l’agglomération durable que nous construisons, jour après jour.

L'interview de Bernadette Caillard-Humeau sur Angers 7

mercredi 20 mai 2009

Le pont du tram lance son tablier sur la Maine


Superstitieux, s'abstenir ! Ils sont treize, venus de toute la France. C'est l'équipe mobile de Baudin-Châteauneuf, le constructeur du nouveau pont sur la Maine. Lundi soir, ils ont commencé à pousser le premier tronçon du tablier, qui se trouve du côté du multiplexe. La pièce fait 50 m de long. « Entre 21 h 30 et 5 h du matin, on a avancé de 20 mètres, témoigne André Lion, le conducteur de travaux. À l'aide d'un système de treuil et de poulies. »

La circulation a été interrompue les deux dernières nuits sur les deux rives, côté promenade de la Reculée et sur la voie des berges, pour éviter des accidents. « On ne voulait pas que l'attention des automobilistes puisse être détournée par cet événement », explique Bernadette Caillard-Humeau, adjointe au maire.

Cette mesure ne sera pas nécessaire pour le « poussage » des cinq tronçons suivants. « Leur mouvement sera imperceptible », justifie André Lion.
Le tablier sera terminé fin octobre. Restera à poser l'arc qui le soutiendra, puis la plateforme, pour poser les rails du tramway. Livraison du pont à l'automne 2010, pour une mise en service du tramway en juin 2011.

Cet ouvrage d'art coûte 22 millions hors taxes. « C'est la formule la plus intéressante », se félicite l'adjointe. Au départ, l'agglomération voulait faire un pont au niveau des berges, avec un rond-point devant le multiplexe. « Ça avait l'avantage de coûter 10 millions de moins ! poursuit-elle. Mais ça ralentissait la circulation de la voie sur berges. Le conseil général n'a pas voulu. » Le prix de la vitesse...

Ouest-France, édition du mercredi 20 mai 2009





Angers 7, mercredi 20 mai 2009





Angers 7, samedi 16 mai 2009



lundi 4 mai 2009

Angers Loire Métropole reçoit une participation de l’Etat de 30,5M€ pour la 1ère ligne de tramway


Bernadette CAILLARD-HUMEAU, vice-présidente à la communauté d’agglomérations Angers Loire Métropole, s’est rendue ce jeudi au ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire sur l’invitation de Jean-Louis BORLOO, ministre d’État, de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire, de Dominique BUSSEREAU, secrétaire d’État chargé des transports, d’Hubert FALCO, secrétaire d’État chargé de l’aménagement du territoire et de Fadela AMARA, secrétaire d’État chargée de la politique de la Ville.

En présence des autres élus des 36 collectivités locales concernées, il a été confirmé une aide supplémentaire du ministère de 30,5 millions d’euros pour la réalisation de la 1ère ligne de tramway, dans le cadre de l’enveloppe du ministère en faveur du développement du réseau de transports collectifs en site propre.

Cette aide supplémentaire vient conforter les qualités du projet présenté au ministère, et notamment :

- L’intégration du projet tramway au sein de la réflexion sur un réseau de transport collectif de qualité, structurant à l’échelle de la métropole.
- L’ambition d’assurer la continuité des aménagements dédiés aux modes actifs : vélo, marche à pied sur la totalité du tracé de la ligne.
- L’intégration du projet tramway à la politique de la Ville d’Angers en faveur des quartiers les plus fragiles, et notamment les opérations de renouvellement urbain du quartier de La Roseraie.
Cinq critères présidaient à l’évaluation de la qualité des dossiers : 1. le transfert modal, 2. La lutte contre l’étalement urbain 3. La rapidité, 4. La baisse de CO 2, 5. Le désenclavement des quartiers

Bernadette CAILLARD-HUMEAU a tenu publiquement à remercier Monsieur le ministre et Madame et Messieurs les secrétaires d’État - « cri du cœur des Angevins qui vont être fiers de cette réalisation» -pour cette aide conséquente à la première ligne de tramway d’Angers Loire Métropole. Elle a relevé tout d’abord « la cohérence de l’Etat dans ses aides pour les quartiers : l’opération de renouvellement urbain où vous nous avez fortement accompagné va s’achever concomitamment avec l’arrivée du tramway. 

Ainsi, les Angevins vont être particulièrement fiers du quartier de la Roseraie qui voit avec l’ORU (opération de renouvellement urbain) et le tramway un réaménagement global sans précédent et illustrera parfaitement le renouveau d’Angers et d’Angers Loire Métropole. » Bernadette Caillard-Humeau a aussi soulevé la question de l’apprentissage de la mobilité : « ces infrastructures ouvrent la mobilité à tous, nous devons en même temps permettre l’apprentissage de la mobilité auprès des jeunes et des personnes en situation de difficultés, qui ne vont pas toujours chercher l’emploi en dehors de la ligne de bus qu’ils connaissent». Puis elle a tenu à souligner l’attention de l’Etat pour favoriser la multimodalité : tramway, bus, vélo et marche à pied sont complémentaires. Elle a ainsi conclu « nous attendons à présent que le Conseil Général de Maine et Loire prenne toutes ses responsabilités en accompagnant à son tour financièrement la dynamique de ce grand projet pour notre agglomération et notre département ».


mardi 10 mars 2009

2009 : un budget d’engagement et d’action pour les Angevins


Chers amis, vous trouverez ci-dessous le texte de l’intervention de Bernadette Caillard-Humeau au conseil municipal du 9 avril 2009, conseil particulier puisqu’il soumettait au vote des conseillers municipaux le budget 2009 de la ville d’Angers.

Monsieur le maire, Mesdames, Messieurs, Chers collègues,

Cette séance est particulière à plus d'un titre.

Elle est tout d'abord le moment clé de la vie des conseils municipaux.
En choisissant de voter le budget, nous nous engageons dans l'adhésion à la politique de la ville menée par son premier magistrat.
C’est un moment clé pour chacun dans sa responsabilité, c’est un point d’arrivée et de départ sur son travail ou son interrogation permanente, c’est la traduction de sa foi en la politique pour faire bouger, améliorer, transformer la ville, l’adapter aux changements sociétaux, et prévoir. Prévoir les évolutions de la ville, de ses habitants, prévoir les conséquences de la crise financière comme du dérèglement climatique, faire face aux défis de la crise sur les habitants les plus fragiles et faire face au défi climatique qui engage l’avenir de nos petits-enfants. Le second défi est masqué par la crise économique qui est en train de fondre sur nous mais il est toujours là, latent, et nous ne devons surtout pas l’oublier.
Nous sommes maintenant à un nœud de l’histoire. Nous vivons une crise historique qui voit s’achever la longue phase commencée après la seconde guerre mondiale, une crise non pas conjoncturelle mais structurelle, d’où va sortir une nouvelle ère qui sera sans doute profondément différente et qui va nous obliger à changer en profondeur nos pratiques et nos modes de vie.
Je vais m’exprimer à trois titres :
en tant qu’adjointe chargée de la mobilité, des transports, de la voirie-espace public, en tant que responsable du groupe démocrate et représentante au sein de la municipalité des centristes sur lesquels les suffrages de angevins se sont portés il y a un an. Enfin, en tant que première adjointe de la Ville d'Angers.

Ce budget voirie espace public est d’abord largement porté par notre chantier du tramway.

Nous l’avons déjà dit dans cette assemblée, les travaux qui accompagnent l’arrivée du tramway sont un mal nécessaire inhérent à tout projet de cette importance. Mais le jeu en vaut la chandelle. Le tramway sera demain la colonne vertébrale de nos modes de déplacements en changeant par la même occasion le visage de la ville, accessible au grand nombre des Angevins et habitants de l’agglomération.
Les travaux sur les réseaux étant en voie d’être achevés, c’est l’ossature de ce nouvel outil qui va bientôt apparaître aux yeux de tous les Angevins, qui vont pouvoir enfin en constater la réalité dans leur quotidien et, progressivement, se l’approprier.
Le tramway est un élément fort de soutien et d’irrigation économique de notre territoire, en injectant plusieurs dizaines de millions d’euros dans l’économie angevine cette année.

Le tramway seul ne répond évidemment pas à toutes les problématiques et besoins d’une ville, et c’est pourquoi nous l’accompagnons d’une politique de déplacement riche qui fait la part belle aux déplacements actifs (vélo, marche à pied,…).
Ce budget voirie-espace public n’est pas parfait, il a bien évidemment été impacté par nos choix en ce contexte exceptionnel.

A un an du début du mandat, le projet de la majorité a donc évolué, sans perdre ses fondamentaux, parce que nous avons pris la pleine mesure de la crise.
Face à cela, chacun des postes a été revu, avec une belle dose d'abnégation pour les adjoints responsables de budget, et nous avons mis "le paquet" sur la construction de nouveaux logements. C'est un challenge formidable pour nous, en particulier pour Jean-Luc ROTUREAU.
Quelle collectivité en France, dans les circonstances actuelles, sait ne pas augmenter les impôts et emprunter 15 M€ pour un projet dynamique ? C’est parce que, chapeau bas à André DESPAGNET, les finances saines de la ville le permettent.

Face aux incertitudes qui montent, Angers construit des certitudes. La certitude, c'est de permettre la construction de nouveaux logements, ce qui répond à la demande sociale et à la demande économique, et c'est nous collectivité locale, qui sommes le principal soutien au secteur du bâtiment.
Ainsi cette première année de mandat a vu se conjuguer les énergies du rassemblement des diverses sensibilités de la majorité, au service d’une vision commune de la Ville d’Angers, c'est-à-dire celle d’une ville plus humaine et plus sociale, et qui reste attractive : notons par exemple l’arrivée d’une plateforme de l’entreprise Europ Assistance, première plateforme de province, qui va créer une cinquantaine d’emplois à Angers.

En un an, partis du projet qui nous a amené à être ensemble, nous construisons. Nous construisons des logements, nous construisons la ville du futur et des générations futures. Avec ce premier budget, nous allons à l'essentiel : la solidarité, le soutien à l'économie, qui n’oublie pas les leviers de la croissance verte…
Qui peut trouver à redire à une ville bien gérée, sans dette, qui peut ainsi investir, dans la plus grande crise de la génération ? !
Vous l’aurez compris, c’est un budget dont nous pouvons être fiers. C’est un projet solide qui devient réalité pour les Angevins, ici et maintenant.

Je vous remercie.

Bernadette CAILLARD-HUMEAU,
Première adjointe au Maire,
Déléguée à la mobilité, aux transports et à la voirie-espace public.

mercredi 5 mars 2008

Questions autour du tramway à Angers...

La polémique sur le tracé de la première ligne du tramway est un des points de fixation de cette campagne municipale. Faut il le faire passer par le centre ville (place Molière, rue de la Roë, place du Ralliement, rue d'Alsace) comme le propose la liste conduite par Jean-Claude Antonini validant ainsi la décision de l'ensemble de l'agglomération, ou bien par les grands boulevards (boulevards Ayrault et Carnot) et devant le centre des congrès selon la version évoquée par liste conduite par Christophe Béchu.





Nous vous proposons de reprendre certains points de cette controverse en examinant de plus près les principaux arguments utilisés contre le passage en centre ville:

"Le passage par la rue Thiers et la place Molière se fait en zone inondable et nécessite un remblaiement"

Oui, ces lieux figurent bien en zone inondable, ça ne fait aucun doute. Le remblaiement visant à créer une surélévation de la rue Thiers pourra éviter les inconvénients liés à une crue peu importante mais certainement pas la submersion des lignes du tram en cas de crue majeure comme en 1995. Mais considérons le tracé passant par les boulevards: les extrémités du pont franchissant la Maine et la portion initiale des boulevards sont aussi des zones inondables, et pas nécessairement en cas de crue historique. On ne découvre pas aujourd'hui que notre ville soit soumise à un risque récurrent de débordement de la Maine, et quel que soit le tracé choisi, une crue significative pourra entraîner l'interruption temporaire du trafic du tramway.


"La pente de la rue de la Roë en fait un obstacle infranchissable pour le tramway"

La ficelle est un peu grosse ! La rue de la Roë a une pente maximale d'environ 6% et les tramways sur rails peuvent franchir une pente de 9%. A Nantes, il existe déjà une courte portion de ligne plus pentue que la rue de la Roë.


"La portion de ligne unique rue de la Roë, nécessitant un passage en alternance, va occasionner des retards dans la circulation des rames"

Le parcours de la rue de la Roë par une rame dure environ une minute. Même aux heures de pointe, où les rames pourront se succéder toutes les trois minutes, ceci n'occasionnera pas de retard de circulation. Les simulations faites par le constructeur l'ont d'ailleurs bien démontré. Berlin possède déjà des portions de voie en ligne unique sans problème de fonctionnement.


"Il faut élargir le plateau piétonnier"

La zone piétonne en hypercentre ville est un attrait majeur pour l'agrément d'Angers. Mais ce plateau piétonnier souffre tout de même de l'énorme inconvénient de posséder en son centre une zone qui est un goulet d'étranglement pour la circulation tant des automobiles que des bus. Vous avez deviné il s'agit bien de la place du Ralliement. L'énorme avantage de faire passer le tramway en centre-ville est de permettre de transformer la Place du Ralliement en espace entièrement piétonnier, la zone piétonne s'étendant aussi alors à la rue de la Roë et à la rue d'Alsace, permettant de constituer un ensemble cohérent avec les rue Lenepveu et St Laud, piétonnières, elles aussi. Voilà une façon intelligente d'augmenter notablement l'espace piétonnier en obtenant un véritable hypercentre apaisé. De plus l'accès à cet hypercentre pour les automobilistes restera possible puisque le parking du Ralliement perdurera avec sa capacité actuelle, mais à partir d'une entrée située rue Saint Julien, et sortie rue Saint Maurille.



"Les travaux du tramway en hypercentre vont provoquer des faillites en cascade de commerçants présents sur le secteur"

A ce propos, il est utile de se souvenir des critiques virulentes qui avaient été émises lorsque la transformation en zone piétonne de la rue Lenepveu avait été proposée. On entendait alors que ce serait la mort du commerce dans cette zone !! Quand on voit ce qu'est devenue cette rue maintenant, on sourit à l'évocation de ces peurs injustifiées. Il est sûr que certains commerces peuvent souffrir temporairement d'une baisse de chiffre d'affaires pendant les travaux. Ces difficultés ne signifient pas la faillite pour autant. Une commission chargée d'indemniser les commerçants qui subiront un préjudice financier sera mise en place. Des craintes similaires sont nées dans d'autres villes avant la construction d'un tramway en centre ville. Prenons l'exemple d'Orléans: une commission d'indemnisation du même type que celle qui sera mise en place à Angers existait dans cette ville. Au terme des travaux, cette commission n'a reçu qu'un seul dossier à étudier !!! De plus, on sait bien que dans les villes ayant construit un tramway en centre ville, l'activité des commerçants à proximité du passage du tram s'accroît notablement après l'arrivée de ce mode de transport (+ 20% de chiffre d'affaire pour les commerces au Mans).


"Il faut un passage par les boulevards"

Dans cette hypothèse, deux voies de circulation (sur quatre actuellement) seront dédiées au passage du tramway. Chaque angevin connaît l'énorme densité du trafic automobile sur ces boulevards le soir aux heures de pointe et le temps nécessaire pour parcourir le trajet entre la Maine et le centre des Congrès. Que deviendra ce trafic et le temps de circulation lorsqu'il n'y aura plus que deux voies de circulation au lieu de quatre ? Pas besoin d'être mathématicien pour l'imaginer. De plus le changement de tracé nécessiterait une nouvelle enquête d'utilité publique, un nouveau processus de déclaration d'utilité publique et induirait des coûts importants, ne serait ce que du fait des pénalités de retard dues aux entreprises prestataires avec lesquelles l'agglomération est engagée par contrat. Et ce coût supplémentaire sera à la charge des angevins.

Enfin, faut-il encore le rappeler, le tracé par le centre ville a été adopté par les représentants des 31 communes de l'Agglomération. Le remettre en cause, c'est non seulement illogique pour les raisons évoquées ci-dessus, mais c'est de plus un véritable déni de démocratie.


PHILIPPE MARKOWICZ





Perspectives, par Bernadette Caillard-Humeau

Les questions auxquelles répond Philippe Markowicz pour le groupe démocrate d’Angers, partenaire de Jean-Claude Antonini dans la liste Angers en Avant, sont à la fois des questions que chacun peut se poser, - mais aussi des questions distillées par la liste adverse -. On y voit que derrière un apparent bon sens, elles révèlent que l’ensemble de la problématique n’a pas été appréhendé. Marko démontre qu’il s’agit de fausses-bonnes questions.

En fait, le débat sur ce kilomètre en centre-ville est toujours intéressant, mais à l’issue, on voit que, au pire, les avantages de l’un ou de l’autre s’équilibrent. Pour ma part, lors de la première présentation devant l’assemblée d’Angers-Loire-Métropole, j’avais été la seule à poser la question à Jean-Claude Antonini de savoir s’il avait été fait une étude comparative avec un passage Boulevard Carnot. A l’étude, si donc, au pire, tout s’équivaut, le choix qui a été fait est le bon. Changer le positionnement équivaut à deux ans de retard et certainement une augmentation de la facture, sans doute de près de 20 millions de d’Euros (= quatre écoles, quelques crèches, etc...).

Aussi je ne crois pas qu’il faille se focaliser longtemps sur ce kilomètre. Ce qui mérite une réflexion, c’est : une deuxième ligne ou non, un vrai développement du mode tramway à Angers ou non. Lorsque, au début de la campagne, Jean-Claude Antonini et moi avons présenté le projet de la deuxième ligne (Beaucouzé - Belle Beille - Monplaisir) et même de la possibilité d’une fourche pour Trélazé (pour desservir le stade Jean Bouin, les établissements scolaires et de santé, jusqu’aux Plaines), c’est parce que nous estimons qu’Angers et son agglomération ont le potentiel (humain et économique) pour l’avoir. C’est à la fois une question de cohérence – une seule ligne de tramway ne forme pas un réseau – et d’inscription d’Angers et de la région angevine dans une dynamique. Dynamique économique, écologique, sociale.