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samedi 3 avril 2010

Interview : nous incarnons le centre écologiste à Angers !


Propos recueillis par Sébastien Boisnard pour le Courrier de l’Ouest

Pour Bernadette Caillard-Humeau, le centrisme est résolument démocrate et écologiste. Selon la première adjointe au maire, le temps des conservateurs de centre droit est résolu.

Vous êtres membre de Cap21. Comme Corinne Lepage, vous êtes entrée en politique par le centre droit. Ou vous situez vous désormais ?

Non, je ne suis pas rentrée en politique par la droite. Il n’y a pas de centre droit ni de centre gauche, il y a le centre.

Mais il existe pourtant bien des gens de centre droit…

C’est bien eux le problème ! Ces gens du Nouveau Centre ou de l’Alliance Centriste qui galvaudent le centrisme. Ils sont une branche de l’UMP et représentent toujours au final des supplétifs de la droite. Ils viennent en appoint. C’est à mon avis dépassé car le but, c’est de s’affirmer indépendant et force de projet en étant fondamentalement démocrate et écologiste.

Mais quand des alliances doivent se constituer, il faut bien se définir sur l’échiquier politique…

Oui. Et en 2008, j’ai choisi Jean-Claude Antonini parce que nous avons la même vision de la ville et de son développement. L’histoire selon laquelle c’est Christophe Béchu qui m’a dit non est une légende. La vérité, c’est que c’est moi qui ai dit merde à Christophe Béchu ! Il y a une fibre sociale que je partage avec le maire.

Mais votre action politique a démarré avec l’UDF Dominique Richard. Pendant sept ans, vous faites partie de l’opposition municipale avant de rejoindre en 2008 la liste conduite par le maire socialiste. Que répondez-vous à ceux qui ont pu vous reprocher ce passage à gauche ?

L’épicentre s’est déplacé. Je me trouve cent fois mieux avec Jean-Claude Antonini que dans un autre camp. Peut-être que je suis du centre gauche, mais peut-être aussi est-ce le maire qui est au centre. C’est un Strauss-Kahnien et çà me va bien.

Après les élections régionales, diriez-vous, comme Hervé de Charrette, que la France est orpheline de son centre ?

Il y a un peu de çà. Mais Hervé de Charrette pense aux centristes ancienne version. Moi je suis convaincue que les centristes d’aujourd’hui sont les héritiers de la démocratie chrétienne qui s’est impliquée dans l’associatif. Ces gens qui voulaient œuvrer pour le monde autour d’eux se retrouvent aujourd’hui dans ceux qui se battent pour la planète et l’environnement. Démocrates et écologistes sont les héritiers des centristes. C’est la nouvelle génération que j’incarne.

Vos bisbilles à l’intérieur du Modem n’ont-elles pas finalement conduit les électeurs à abandonner le centrisme ?

Les électeurs ont abandonné le Modem, pas le centrisme. Ce n’est pas le centrisme qui a été foutu en l’air : c’est le Modem, le Nouveau Centre et l’Alliance centriste.

Comment avez-vous ressenti le départ du Modem de Laurent Gérault contre lequel vous avez longuement bataillé pour obtenir le leadership ?

Laurent Gérault a enfin mis en adéquation ses convictions avec le camp qu’il a choisi. Je suis contente pour lui qu’il trouve sa place au sein de l’Alliance centriste et avec Christophe Béchu. Çà correspond à ses convictions.

Je prends des nouvelles du Modem, je ne demande qu’à les rencontrer. Mais je crains que les gens ne se recroquevillent sur eux même alors que face à cet échec, il faudrait se poser des questions sur ce qui s’est passé et s’attacher à fonder une nouvelle voie. Il y a des gens excellents au Modem auxquels je dis : venez nous rejoindre.

Qui incarne désormais le centre à Angers ?

C’est moi. Je veux dire « nous » parce qu’il y a du monde derrière. L’Alliance centriste, c’est une nuance de la droite. Il leur manque la dimension écologiste. De la même manière que çà a manqué au Modem et à François Bayrou.

Comment voyez-vous votre avenir politique ?

Mon échéance, c’est vraiment le mandat. C’est 100% de mon temps. Le challenge, c’est le tramway qui remodèle la ville, qui amène une autre urbanité. Ce n’est pas qu’un moyen de transport, c’est aussi une autre façon de vivre la ville.

Votre poste de première adjointe chargé du tramway est exposé. Il y a des moments où vous doutez ?

Douter de quoi ? C’est vrai que je prends des coups. Dans la position où je suis, on tire sur moi à droite comme à gauche. On cherche à m’abattre. Les uns parce que j’ai fait gagner Jean-Claude Antonini et trahi mon milieu. Les autres parce que je prends la place. Mais il ne faut pas oublier que ce n’est pas moi qui ai demandé, c’est Jean-Claude Antonini qui m’a choisie.

lundi 17 mars 2008

La liste "Angers en Avant" victorieuse à Angers



Dimanche 16 Mars 2008, après une campagne électorale pleine de rebondissements, la liste menée par Jean-Claude Antonini a remporté les élections municipales à Angers.


Le score est serré, mais la victoire est là. Les angevins ont choisi un projet porteur d'une vision d'Angers pour le futur, avec des valeurs fortes de solidarité, développement durable, rigueur de gestion pour préserver toutes les possibilités d'action pour notre ville, renforcement de la démocratie participative, préservation de notre exceptionnel cadre de vie, poursuite du développement économique et du dynamisme de notre cité et de son agglomération.


Victoire sans triomphalisme, car nous savons l'ampleur et la difficulté de la mission que les angevins ont confié à cette équipe.


Nous, membres du Groupe Démocrate d'Angers, menés par Bernadette Caillard-Humeau, avons participé à cette victoire avec l'ensemble des composantes de cette liste plurielle : radicaux de gauche, socialistes, verts et société civile.


Une victoire également acquise par la formidable mobilisation de nombreux militants et sympathisants qui ont réalisé un travail de proximité exemplaire.


Dans le projet porté par Jean-Claude Antonini, nous retrouvons l'essentiel de l'esprit du Mouvement Démocrate. Les valeurs prônées par François Bayrou et Corinne Lepage y sont bien présentes.


Il y a désormais sept élus du MoDem dans la majorité municipale d'Angers !


le Groupe Démocrate d'Angers

vendredi 14 mars 2008

Pouvoir d'achat des angevins: la tromperie de l'équipe Béchu


En réponse à Monsieur Bernard Dupré, candidat de la liste de Monsieur Béchu, qui publie sur un site Internet soutenant la campagne de M. Béchu un texte surréaliste sur le pouvoir d'achat des angevins, nous souhaitons apporter les quelques réponses suivantes:

Première précision: le niveau de revenu des angevins s'est accru de 20% durant les années qui viennent de s'écouler, et cela a bien été reconnu par une presse nationale indépendante. Par presse indépendante, nous entendons presse non partisane. Vous pensiez à "Nouvel Ouest" à l'évocation de presse partisane? Vous aviez raison, c'est bien de ce titre dont il était question dans notre esprit.

Nous renvoyons M. Dupré à l'article présent sur ce blog concernant la fiscalité locale. Il y trouvera quelques informations objectives (car vérifiables) sur son niveau à Angers, sur son poids réel sur le portefeuille des angevins, et il y trouvera tous les éléments qui nous permettent de dire que les arguments utilisés par M. Béchu et son équipe, pour faire croire depuis des semaines que c'est le poids de la taxe foncière qui est responsable du prix de l'immobilier, sont totalement infondés pour ne pas dire mensongers.

Ces arguments sont à l'image de la façon dont l'équipe de M. Béchu a mené cette campagne municipale: excellente présence sur le terrain certes, mais pour dire quoi, pour faire passer quel message? du dénigrement systématique, la contestation du bon bilan de la municipalité sortante, la démagogie de faire croire qu'on peut faire énormément de choses coûteuses en en cachant le coût réel (stade , tramway retardé et dévié, couverture des voies sur berges, annulation de certaines hausses de loyer.....), et tout ça en faisant baisser les impôts ?
Ce n'est pas une équipe municipale que vous nous présentez là, mais une équipe de prestidigitateurs !

La vérité c'est que les impôts locaux, ou plus précisément la part qui est fixée par la municipalité d'Angers n'a pas augmenté depuis 1983. Certains qui s'affichent en couverture du "Nouvel Ouest" ont la mémoire courte.

Vous voulez éviter de politiser l'enjeu des municipales, mais en faisant croire aux angevins que toute la misère de certains se résume aux conséquences de décisions municipales, vous travestissez la réalité et vous politisez vous même l'enjeu, en introduisant dans le débat des notions qui dépassent de loin les compétences d'une municipalité.

En abaissant le niveau du débat pour l'amener sur le terrain de la démagogie voire du populisme, VOUS politisez l'enjeu.

En cachant (quand cela l'arrange) son étiquette politique UMP, M. Béchu politise l'enjeu.

N'allez pourtant pas croire que nous avons la naïveté de croire qu'il n'y a aucun enjeu politique dans cette campagne municipale. Bien sur qu'il y en a un! mais la politisation nous l'entendons au sens étymologique du mot: du grec politikos, qui veut dire "de la cité". La politique au sens noble du terme, qui s'intéresse à la vie de la cité, pas la politique politicienne qui transforme le débat public en une arène romaine.

C'est un des enjeux importants de cette campagne, celui des valeurs: et dire que la liste "Angers en avant" porte des valeurs de solidarité, de justice sociale, de développement harmonieux et équitable, ce n'est pas politiser la campagne au sens où vous l'entendez, c'est simplement affirmer notre différence avec votre projet, avec celui de M. Béchu.


Philippe Markowicz pour le Groupe Démocrate d'Angers

vendredi 7 mars 2008

Perspectives électorales, vendredi 7 mars 2008 à 23h50 !


Christophe Béchu a fait son show : paillettes, bling-bling, bracelets, belles voitures (dont une bonne partie immatriculée dans les départements voisins ? Aurait-il fallu faire appel à ceux "d'en haut" des départements voisins pour remplir la salle des Congrès ?), beaux costards... Bravo l'artiste !


Nous, on est comme comme est. Une liste d'équipiers déterminés à être le reflet de toutes les couches de la population angevine, proche des gens, sans paillette mais pas sans fierté. Hier soir, c'était la dernière réunion de quartier. De bonnes questions. De vraies questions sur la vie quotidienne, sur le logement qui n'est pas bien isolé, sur la peur de voir pousser des habitations tout près de chez soi...;


De bonnes et vraies réponses de Jean-Claude Antonini sur la nécessité de vivre ensemble, d'accueillir les nouveaux habitants, de "faire de la place" pour que tous puissent être accueillis à Angers. Question de solidarité, d'anticipation de l'avenir, de bonne gestion tout simplement. Humanisme, écologie, économie.


Ce soir, la der des der avec Jean-Claude : trois heures et demie de discussions à bâtons rompus, discussions passionnées et passionnantes sur l’avenir de notre chère ville et de ses habitants. Ce n’était pas encore le vent de la victoire mais la petite brise qui la précède.


LE GROUPE DEMOCRATE D’ANGERS

Petite leçon de français


Une polémique stérile de plus a été lancée hier par l'équipe de campagne de Monsieur Béchu.

Comme vous l'avez peut être vu dans la presse, elle concerne la profession de foi de la liste "Angers en avant" jointe aux bulletins de vote adressés par voie postale à tous les angevins.
Dans ce document figure la phrase suivante: "Bernadette Caillard-Humeau: soutien de François Bayrou, candidate du MoDem aux élections législatives, elle rejoint Jean-Claude Antonini...."

C'est cette phrase: "soutien de François Bayrou" qui déclenche les foudres de Mr Gérault.

Alors que veut bien dire cette phrase si on l'analyse d'un point de vue strictement grammatical ? Elle signifie que Bernadette Caillard-Humeau a été et est un soutien de François Bayrou et non qu'elle se prévaut du soutien de celui-ci.

Il n'y a là rien de troublant ou de nature à perturber les angevins. Bernadette Caillard-Humeau ainsi que l'ensemble des candidats du Groupe Démocrate d'Angers présents sur la liste "Angers en avant" sont tous issus du MoDem. Nous nous sommes mis en congé de parti afin poursuivre une démarche qui nous associe au projet présenté et conduit par Jean-Claude Antonini pour Angers, que nous estimons être le plus en accord avec les valeurs de la centralité que nous défendons.

Oui, nous avons été et restons des soutiens de François Bayrou, et nous le revendiquons au même titre que des millions de français, venant de tous horizons politiques, qui ont voté pour lui lors de l'élection présidentielle.

Le Groupe Démocrate d'Angers

mercredi 5 mars 2008

Questions autour du tramway à Angers...

La polémique sur le tracé de la première ligne du tramway est un des points de fixation de cette campagne municipale. Faut il le faire passer par le centre ville (place Molière, rue de la Roë, place du Ralliement, rue d'Alsace) comme le propose la liste conduite par Jean-Claude Antonini validant ainsi la décision de l'ensemble de l'agglomération, ou bien par les grands boulevards (boulevards Ayrault et Carnot) et devant le centre des congrès selon la version évoquée par liste conduite par Christophe Béchu.





Nous vous proposons de reprendre certains points de cette controverse en examinant de plus près les principaux arguments utilisés contre le passage en centre ville:

"Le passage par la rue Thiers et la place Molière se fait en zone inondable et nécessite un remblaiement"

Oui, ces lieux figurent bien en zone inondable, ça ne fait aucun doute. Le remblaiement visant à créer une surélévation de la rue Thiers pourra éviter les inconvénients liés à une crue peu importante mais certainement pas la submersion des lignes du tram en cas de crue majeure comme en 1995. Mais considérons le tracé passant par les boulevards: les extrémités du pont franchissant la Maine et la portion initiale des boulevards sont aussi des zones inondables, et pas nécessairement en cas de crue historique. On ne découvre pas aujourd'hui que notre ville soit soumise à un risque récurrent de débordement de la Maine, et quel que soit le tracé choisi, une crue significative pourra entraîner l'interruption temporaire du trafic du tramway.


"La pente de la rue de la Roë en fait un obstacle infranchissable pour le tramway"

La ficelle est un peu grosse ! La rue de la Roë a une pente maximale d'environ 6% et les tramways sur rails peuvent franchir une pente de 9%. A Nantes, il existe déjà une courte portion de ligne plus pentue que la rue de la Roë.


"La portion de ligne unique rue de la Roë, nécessitant un passage en alternance, va occasionner des retards dans la circulation des rames"

Le parcours de la rue de la Roë par une rame dure environ une minute. Même aux heures de pointe, où les rames pourront se succéder toutes les trois minutes, ceci n'occasionnera pas de retard de circulation. Les simulations faites par le constructeur l'ont d'ailleurs bien démontré. Berlin possède déjà des portions de voie en ligne unique sans problème de fonctionnement.


"Il faut élargir le plateau piétonnier"

La zone piétonne en hypercentre ville est un attrait majeur pour l'agrément d'Angers. Mais ce plateau piétonnier souffre tout de même de l'énorme inconvénient de posséder en son centre une zone qui est un goulet d'étranglement pour la circulation tant des automobiles que des bus. Vous avez deviné il s'agit bien de la place du Ralliement. L'énorme avantage de faire passer le tramway en centre-ville est de permettre de transformer la Place du Ralliement en espace entièrement piétonnier, la zone piétonne s'étendant aussi alors à la rue de la Roë et à la rue d'Alsace, permettant de constituer un ensemble cohérent avec les rue Lenepveu et St Laud, piétonnières, elles aussi. Voilà une façon intelligente d'augmenter notablement l'espace piétonnier en obtenant un véritable hypercentre apaisé. De plus l'accès à cet hypercentre pour les automobilistes restera possible puisque le parking du Ralliement perdurera avec sa capacité actuelle, mais à partir d'une entrée située rue Saint Julien, et sortie rue Saint Maurille.



"Les travaux du tramway en hypercentre vont provoquer des faillites en cascade de commerçants présents sur le secteur"

A ce propos, il est utile de se souvenir des critiques virulentes qui avaient été émises lorsque la transformation en zone piétonne de la rue Lenepveu avait été proposée. On entendait alors que ce serait la mort du commerce dans cette zone !! Quand on voit ce qu'est devenue cette rue maintenant, on sourit à l'évocation de ces peurs injustifiées. Il est sûr que certains commerces peuvent souffrir temporairement d'une baisse de chiffre d'affaires pendant les travaux. Ces difficultés ne signifient pas la faillite pour autant. Une commission chargée d'indemniser les commerçants qui subiront un préjudice financier sera mise en place. Des craintes similaires sont nées dans d'autres villes avant la construction d'un tramway en centre ville. Prenons l'exemple d'Orléans: une commission d'indemnisation du même type que celle qui sera mise en place à Angers existait dans cette ville. Au terme des travaux, cette commission n'a reçu qu'un seul dossier à étudier !!! De plus, on sait bien que dans les villes ayant construit un tramway en centre ville, l'activité des commerçants à proximité du passage du tram s'accroît notablement après l'arrivée de ce mode de transport (+ 20% de chiffre d'affaire pour les commerces au Mans).


"Il faut un passage par les boulevards"

Dans cette hypothèse, deux voies de circulation (sur quatre actuellement) seront dédiées au passage du tramway. Chaque angevin connaît l'énorme densité du trafic automobile sur ces boulevards le soir aux heures de pointe et le temps nécessaire pour parcourir le trajet entre la Maine et le centre des Congrès. Que deviendra ce trafic et le temps de circulation lorsqu'il n'y aura plus que deux voies de circulation au lieu de quatre ? Pas besoin d'être mathématicien pour l'imaginer. De plus le changement de tracé nécessiterait une nouvelle enquête d'utilité publique, un nouveau processus de déclaration d'utilité publique et induirait des coûts importants, ne serait ce que du fait des pénalités de retard dues aux entreprises prestataires avec lesquelles l'agglomération est engagée par contrat. Et ce coût supplémentaire sera à la charge des angevins.

Enfin, faut-il encore le rappeler, le tracé par le centre ville a été adopté par les représentants des 31 communes de l'Agglomération. Le remettre en cause, c'est non seulement illogique pour les raisons évoquées ci-dessus, mais c'est de plus un véritable déni de démocratie.


PHILIPPE MARKOWICZ





Perspectives, par Bernadette Caillard-Humeau

Les questions auxquelles répond Philippe Markowicz pour le groupe démocrate d’Angers, partenaire de Jean-Claude Antonini dans la liste Angers en Avant, sont à la fois des questions que chacun peut se poser, - mais aussi des questions distillées par la liste adverse -. On y voit que derrière un apparent bon sens, elles révèlent que l’ensemble de la problématique n’a pas été appréhendé. Marko démontre qu’il s’agit de fausses-bonnes questions.

En fait, le débat sur ce kilomètre en centre-ville est toujours intéressant, mais à l’issue, on voit que, au pire, les avantages de l’un ou de l’autre s’équilibrent. Pour ma part, lors de la première présentation devant l’assemblée d’Angers-Loire-Métropole, j’avais été la seule à poser la question à Jean-Claude Antonini de savoir s’il avait été fait une étude comparative avec un passage Boulevard Carnot. A l’étude, si donc, au pire, tout s’équivaut, le choix qui a été fait est le bon. Changer le positionnement équivaut à deux ans de retard et certainement une augmentation de la facture, sans doute de près de 20 millions de d’Euros (= quatre écoles, quelques crèches, etc...).

Aussi je ne crois pas qu’il faille se focaliser longtemps sur ce kilomètre. Ce qui mérite une réflexion, c’est : une deuxième ligne ou non, un vrai développement du mode tramway à Angers ou non. Lorsque, au début de la campagne, Jean-Claude Antonini et moi avons présenté le projet de la deuxième ligne (Beaucouzé - Belle Beille - Monplaisir) et même de la possibilité d’une fourche pour Trélazé (pour desservir le stade Jean Bouin, les établissements scolaires et de santé, jusqu’aux Plaines), c’est parce que nous estimons qu’Angers et son agglomération ont le potentiel (humain et économique) pour l’avoir. C’est à la fois une question de cohérence – une seule ligne de tramway ne forme pas un réseau – et d’inscription d’Angers et de la région angevine dans une dynamique. Dynamique économique, écologique, sociale.

lundi 3 mars 2008

Monnier 2005, Monnier 2008 : est-ce bien le même homme ?



Afin d'éclairer d'un jour nouveau la cohérence de la récente prise de position de Jean Monnier, il est utile de lire un article de L'Express paru en 2005, intitulé "Antonini peut-il faire oublier Monnier ?" et visible sur Internet sous le lien suivant :




Dans cet article on trouve quelques propos de personnalités angevines concernant Jean-Claude Antonini.

En voici quelques extraits savoureux...

Jean Monnier (divers gauche), ancien maire d'Angers :

«Voilà quelqu'un qui m'est très cher, un fils spirituel. Il est bourré de qualités et je ne lui connais pas de défauts… Peut-être est-il parfois un peu trop versatile.» (sic)

Michelle Moreau (divers gauche), première adjointe :

«C'est un homme passionné, bouillonnant, séducteur, attendant beaucoup en retour de ses actions… Il a un réel charisme. Il peut parfois être cassant par maladresse


Vincent Lépinard, adjoint à la culture :

«Ancien médecin, il a compris l'importance du contact avec les gens. Il est facile de discuter avec lui. Tout le contraire de Jean Monnier: quand on lui présentait un projet, il nous écoutait poliment… mais, au fond de lui, on savait déjà qu'il allait suivre son idée!»

Michel Bourdier, directeur d'Angers agglomération développement :

«C'est vraiment un serviteur d'Angers. Quelqu'un qui ne pense pas à son plan de carrière. Il est aussi capable d'entendre beaucoup de choses pas forcément agréables... ce qui est loin d'être le cas de tous les élus!»


Après ces "bonnes paroles", on notera que la sincérité et la fidélité ne sont pas les valeurs humaines les mieux partagées !

jeudi 28 février 2008

Interview de Corinne Lepage : “J’ai défendu le choix de la liste autonome sur Angers (...) J’ai une vraie sympathie pour Jean-Claude Antonini (...)

Co-fondatrice du Modem avec François Bayrou, n’avez-vous pas le sentiment que l’échéance des élections municipales arrive un peu trop tôt dans la construction de ce nouveau parti ?

Corinne Lepage : Si certainement, l’échéance des élections municipales est difficile pour le Mouvement Démocrate mais c’est ainsi. Cela oblige à se mettre en ordre de bataille et cela permet à chacun de se déterminer clairement.

N’étais-ce pas une erreur de la part de la commission d’investiture du Mouvement Démocrate de s’engager sur des alliances au premier tour ?
C.L. : Je suis membre fondateur du Modem et j’ai une discipline de parti aussi et je ne peux m’opposer à la décision de la commission d’investiture, mais il n’en demeure pas moins que j’ai dit et que je pense qu’il ne fallait défendre au niveau de la commission d’investiture que les listes indépendantes de premier tour. Je regrette les listes non autonomes, où qu’elles se trouvent. Malheureusement, un certain nombre d’élus locaux sont habitués à des alliances de premier tour en particulier avec la droite et n’ont pas pu résister.

Comme à Angers ?

C.L. : Et en l’occurrence, s’il y avait une ville qui pouvait avoir une liste autonome, c’était à Angers, là où François Bayrou a frôlé les 25 % de votes au présidentielles ! Bernadette Caillard-Humeau a justement défendu l’idée de liste autonome, alors que Laurent Gérault, le délégué UDF, s’était engagée avec l’UMP Christophe Béchu dès septembre-octobre, sans l’accord du national.

Quelle est votre analyse de la situation à Angers, le Modem ne s’est-il pas allié trop rapidement à l’UMP ?
C.L. : Je regrette très vivement le choix qui a été fait à Angers. J’ai défendu le choix de la liste autonome à Angers. Je regrette le choix des instances locales, puis validé par la commission d’investiture. Ce n’est toujours pas mon choix.

Vous étiez il y a quelques jours à Nantes pour soutenir la liste indépendante Modem, vous avez eu l’occasion de vous entretenir avec Bernadette Caillard-Humeau, qui a donc rejoint avec une dizaine de personnes la liste menée par Jean-Claude Antonini. Elle a été déléguée régionale de Cap 21 et est en congé du Modem ainsi que son équipe, que pensez-vous de sa démarche ?

C.L. : Je connais Jean-Claude Antonini depuis 25 ans, nous avons siégé ensemble au début des années quatre-vingt au Conseil National du Bruit et j’ai de l’estime pour lui, je dirais même que j’ai une vraie sympathie pour lui et pour le travail qu’il effectue à Angers. Quant à Bernadette Caillard-Humeau et le groupe qui la suis, je sais qu’ils se sont mis en congé du Modem. J’espère la (et les) retrouver très rapidement.




Propos recueillis le 28 février 2008.

PETITS PORTRAITS IMPERTINENTS D'UNE EQUIPE SERIEUSE - Episode 9


Alors Bernie, t'es la chef ?

Non, c'est Jean-Claude Antonini la tête de liste ! Il est vrai que pour bâtir le projet des municipales, j'ai été portée, soutenue par une équipe extraordinaire, qui m'a encouragée et aidée tout du long de mon engagement politique : municipal, puis aux législatives, aux cantonales. Ca fait parfois un peu gaulois, vous savez, celui qu’est sur le bouclier.

Eh oui, ceux qui ont résisté... Et le Modem, c'est nouveau ?


Je suis à Cap 21, le parti de Corinne Lepage, co-fondateur du Mouvement Démocrate avec François Bayrou bien sur. Avec elle et comme tous les adhérents de Cap 21 et les 70 000 qui ont pris leur carte, j'ai rejoins avec enthousiasme le Mouvement Démocrate. C’est un nouveau positionnement, qui fait voler en éclat le clivage droite-gauche, et ainsi, en excluant définitivement l’alliance systématique avec la droite. C’est une émancipation et une "mue"; désormais, à chaque niveau de décision, nous nous s’intéressons au projet, avec les hommes qui possèdent les compétences. C’est la centralité bien comprise qui ne s’interdit pas d’échanger avec un homme de gauche comme Jean-Claude Antonini, par exemple. Cette façon de voir les choses correspond bien aux habitants d’ici en particulier à Angers et en Anjou, terre centriste et de pondération s’il en est.

Mais chut ! Tu n’as pas le logo du Modem ? Et d’ailleurs on ne voit aucun logo de parti nulle part...

Oui, c’est vrai ce que tu dis, il n’y a pas d’affichage politique mais on ne s’y trompe pas quand même. Le Mouvement Démocrate est en construction et il y a encore des freins issus du parti de notable qu’était l’UDF. Mais nous avons bon espoir. A Nantes, Rennes, Paris, Lyon, etc., le Modem présente des listes autonomes pour les élections municipales : ceux-là défrichent le terrain, ils préparent l’avenir. Nous aussi d’ailleurs, mais par le chemin de traverse de l’alliance avec la gauche modérée pour ces municipales donc, parce que c’est le projet le plus proche de nos valeurs et d’ailleurs, on y a largement contribué. Le 3 janvier, Jean-Claude Antonini était assez content qu’on signe le contrat, car nous n’arrêtions pas de rajouter des idées géniales et très engageantes (rire). On se sait soutenu. Les électeurs de François Bayrou à Angers ne s’y tromperont pas s'ils savent que les centristes authentiques sont avec Jean-Claude Antonini.

Que penses-tu de Nicolas Sarkozy et son bébé Sarko angevin ?

Disons que je n’aime pas le sarkozisme où l’on voit que la France devrait s’aligner sur le modèle américain, la fonction présidentielle tiré vers le star système, ce goût de luxe, de la connivence avec les riches et les célèbres. Et où l’argent est la valeur qui détermine le succès et l’estime... Nous sommes pour donner la confiance aux citoyens, au sein de la République, pour dire vrai sans choquer, être transparent et ne pas dévaloriser la fonction politique.

Quel avenir vois-tu pour Angers ?

Nous allons avancer avec ambition, rigueur, compétence, pour Angers et les Angevins pour qu’ils soient bien et mieux encore dans leur ville et pour qu’Angers soit une ville pilote au niveau français, en terme de developpement durable. Jean-Claude Antonini et toute l’équipe, nous nous sommes bien retrouvés sur ce projet dynamique. Nous savons que l'avenir est à la ville, la ville durable où tous les services se trouvent à proximité, où les liens se tissent dans tous les secteurs, où tout est fait pour que chacun trouve sa place et puisse s'épanouir, développement économique, épanouissement de la personne humaine. Ce sont nos leitmotivs.
Angers a d’innombrables atouts, les Angevins de grandes qualités, on va faire d’Angers la perle du grand Ouest !
Propos receuillis par P.S le 28 février

PETITS PORTRAITS IMPERTINENTS D'UNE EQUIPE SERIEUSE - Episode 8


Christian, tu es un vieux routard de la politique : quarante années de militantisme UDF au compteur ... et tu t'embringues dans une liste de gauche ! Expliques-nous, s'il te plait, toi qui te dit Bayrouiste à fond les manettes, ce qui s'est passé.

D'abord, pourquoi ce qualificatif de « gauche » ? En effet, pour moi, et pour les membres colistiers du Groupe Démocrate d'Angers, la liste menée par Jean-Claude Antonini, s'est constituée, non par des alliances politiques, mais par le rapprochement de personnes, sur la base de leurs compétences, autour d'un projet construit en commun et dont le but commun et de faire d'Angers une ville où les Angevins veulent et aiment vivre.

Le projet construit en commun a donc été le facteur décisif ?

Oui. Cette démarche et en parfaite harmonie avec mes convictions démocrates et Bayrouistes, comme tu dis. Rappelons : les démocrates ne se définissent pas par référence à des notions de droite ou de gauche. Notre vision et positionnement est la centralité, tu peux mettre ce mot en majuscule.

...Si tu veux, la CENTRALITE, c'est donc le nouveau concept du centre, excuses-moi, je veux dire, du Modem – Mouvement Démocrate ?

Nos accords avec d'autres ne sont pas fondés sur les négociations politiques, mais sur la volonté de femmes et d'hommes, d'agir, de construire, sur la base de leurs compétences et d'un projet partagé.C'est précisément la caractéristique de la liste "Angers en Avant"

Pourquoi, plutôt que de rechercher la gloire, les honneurs ou le pouvoir dans des élections plus importantes, as-tu préféré t'investir dans une responsabilité de proximité : le Conseil consultatif du quartier Justices Madeleine Saint- Léonard ?

En quarante ans de militantisme politique, j'ai vécu de multiples situations et de responsabilités d'élus. Je n'ai plus rien à me prouver et à démontrer. Je n'ai plus aucune ambition carriériste politique.

Je te signale que, comme tu es le dernier interviewé, j'ai pu vérifier qu'aucun des membres de la liste ne vient pour la gloriole, pour couper les rubans et passer son temps dans les cocktails. Personne hormis toi ne l'a encore vécu, ainsi tu adoptes la posture du sage de l'équipe, (allez on ne va pas dire du vieux) et pourquoi pas après tout ?

C'est sans doute cela, en effet. Car le moment me semble opportunément venu, juste pendant un seul mandat, d'apporter l'expérience acquise et de l'utiliser de façon volontariste, sur le terrain et la proximité.

La démocratie devient vraiment active et trouve sa raison d'être sur le terrain, dans sa forme locale et participative, directement au contact des personnes. C'est pourquoi j'ai accepté d'être adjoint au maire, chargé du quartier où d'ailleurs je réside.

Ce choix n'est pas exclusif, d'ailleurs, au contraire, d'une implication dans l'économie concrète.Je travaillerai, dans le cadre de l'Agglomération – Angers Loire Métropole -, sur les grands projets : zones industrielles, commerciales, artisanales ; implantation d'entreprises nouvelles productrices de richesses et créatrice d'emplois.Mais l'économie concrète, se sera, également, dans le cadre du quartier, précisément, l'intervention pour faciliter la création de micro entreprises de commerce et d'artisanat, notamment par l'activation du micro crédit.

Ce n'est déjà pas mal mais est-ce tout ?

Non, notre équipe recèle un fond d'idées, de propositions impressionnantes qui vont être déclinées au fur et à mesure... Mais j'ai toujours tendance à faire long.

Ce sera effectivement pour un autre article. Merci, Christian.


Propos recueillis par Georges David d'Angers

PETITS PORTRAITS IMPERTINENTS D'UNE EQUIPE SERIEUSE - Episode 6


Cher Philippe, Tu travailles dans l'administration de la santé et tu t'engages, pourquoi ?

Pour moi c'est l'engagement du rugby, très content d'avoir trouvé une équipe soudée, un véritable pack, puissant, solide, fonceur, aux multiples qualités.

Imaginatif ?

Stratégique, qui avance, qui fonce vers la ligne pour marquer.

Et le rapport à Angers ?

Nous allons marquer : plutôt qu'un nouveau stade de foot onéreux loin d'Angers, je veux que le stade Jean Bouin reste au coeur de ville, comme à Toulon, c'est convivial, vivant, ça anime la ville. Et mieux encore, j'ai envie que les Angevins et leur famille puissent bénéficier d'une piscine ludique, ouverte tous les jours ; et en soirée ; là c'est du sport pour tous, c'est la santé.

Au fait, d'où viens-tu ?

Je viens du Béarn, je suis voisin de François Bayrou.

Et ami ?

Oui, bien sur. Et je voulais rajouter le sport c'est du bonheur."Qué ba here pla! Quin' bonur!"

Et ça veut dire ?

"Ca va très bien. Que de bonheur !"
Le bonheur, c’est à atteindre, et à irradier.

J’ai l’impression que c’est le cas dans le groupe ?

Oui, et ça se transmet !!!

Adishatz ! (Au revoir !)

PETITS PORTRAITS IMPERTINENTS D'UNE EQUIPE SERIEUSE - Episode 7



Elsa, il y a des gens qui doivent se dire que c'est un peu fou de vouloir être adjointe de quartier quand on vient d'avoir un bébé ?!

Si on pense que les hommes et les femmes doivent pouvoir s'investir dans la cité, y compris quand ils sont jeunes !

Pour avoir une équipe décidément jeune, belle et dynamique…

…alors je n'avais pas à reculer, il faut aller au bout, se jeter à l'eau !

Il faudra créer une crèche à la mairie, tu ne crois pas ?

Oui, comme partout, des crèches de proximité dans les quartiers, sur les lieux de travail.

Mais tu ne vas pas t'occuper de la petite enfance, j’espère ?

Ah oui, la caricature c'est terminé, c'est Luc Belot qui s'en chargera.
Moi, je suis économiste, très investie dans une réflexion d'ensemble sur le développement local. Je m’intéresse à l'écologie politique et l'économie sociale depuis longtemps. C'est l'occasion pour moi de passer à l'action.
Je compte aussi jouer ma partition dans la lutte contre les discriminations dans notre ville.

Et le centre-ville, en tant que future adjointe du centre-ville, représente-t-il un enjeu important pour toi ?



Bien sûr, j’allais y venir. Le centre-ville c'est à la fois le quartier de ses habitants et le centre de toute la ville. Je vais travailler à l'articulation entre ces deux dimensions, avec tous. L’échelle du quartier est une bonne échelle. Nous allons sûrement expérimenter et réussir sur le quartier centre-ville, très mixte, de nouvelles solidarités !

PETITS PORTRAITS IMPERTINENTS D'UNE EQUIPE SERIEUSE - EPISODE 5



Alors Pierre : partagée la famille MoDem à Angers ?

Non, non ! Pour moi les valeurs de François Bayrou se retrouvent sans hésitation dans le projet Angers en Avant !

Pourquoi ?

D’abord parce que nous y avons travaillé ensemble en tant que démocrates et porteurs de valeurs. C’est un projet humaniste, solidaire, intelligent et sans parti-pris. Il contient ce qui compte pour moi : ce qui nous fait vivre, ce qui nous pousse !

Que des qualités, alors ?

Oui, avec de la rigueur, comme le bilan financier d'Angers. Pour moi, Angers est l’une des villes les mieux gérées de France.

Tu es un fan d’André Despagnet, adjoint aux finances ?

Il est très sympathique même si il n’y a pas de fan club ni de bracelet chez nous… Très clairement, le magazine Capital de février, affirme qu’Angers fait preuve de plus de dynamisme que Nantes, par exemple. La rénovation des quartiers, le théâtre le Quai, le musée des Beaux-Arts… avec Jean-Claude Antonini, tout a été financé sans le moindre endettement. Cela nous donne de la marge de manœuvre pour les projets de demain. Un bilan inattaquable, cela compte dans le choix d’un prochain maire ! Et pour les générations futures, ne pas faire supporter demain nos dettes d’aujourd’hui, c’est très responsable !

mercredi 27 février 2008

PETITS PORTRAITS IMPERTINENTS D'UNE EQUIPE SERIEUSE - Episode 4


Sophie, personne dans votre groupe n’a encore abordé la question de la culture…

Oui, mais est-ce que tu te rends compte que tu fais des mini-interviews et que mes prédécesseurs n’ont pas pu en placer beaucoup. Alors pour te répondre, même si c’est effectivement ma spécialité, je te rassure, tout le monde dans l'équipe estime que la culture pour tous, c’est extrêmement important, Il faut que tout un chacun découvre le plaisir de la culture :
d'une sortie au théâtre, dune nouvelle lecture, dune exposition, d’un enrichissement au contact des œuvres, d’un plongeon dans notre généalogie.
Une politique ambitieuse de démocratie culturelle doit permettre tous d'accéder toutes les cultures.

Alors toi, plus précisément, en tant que diplômée de l’école du Louvre et ancienne responsable de conservation, comment vois-tu le patrimoine ?

Le patrimoine, en tant que témoin de l'Histoire, est le ciment de notre présent et de notre avenir. De la même manière que notre plante, nous nous devons de le conserver et le transmettre en bon tat. Je souhaite ardemment que la population se rapproprie le patrimoine angevin dont elle doit très fière. Angers est l'Athènes de l'Ouest : Ne l’oublions pas !

Oh Athènes de l’Ouest, ça fait bien ronflant et passéiste, tu nous ramènes plus d’un siècle en arrière ! Comment comptes-tu donc faire d’Angers l’Athènes du l’ouest du 21eme siècle ?

Oh non, on en est profondément fier ! L’Athènes de l’Ouest est représentatif du foisonnement de la vie culturelle angevine. Des angevins se regroupaient en cercles pour lire, danser, couter de la musique et des conférences, tel Le Grand Cercle sur l’actuel boulevard Foch. Si au 19ieme siècle, ces cercles étaient privés ; au 21ieme siècle, la vie culturelle est publique : chacun peut épancher sa soif de connaissance en fonction de ses centres d'intérêt.

Comment comptes-tu faire pour que les Angevins s’approprient leur patrimoine, et qu’ils plongent aussi dans l’art du 21 me sicle ?

La médiation est la clef de la démocratie culturelle, cela permet d'aller chercher les gens chez eux, de les tirer par la main jusqu’aux musées, monuments historiques, les bibliothèques. Beaucoup de monuments civils sont ignorés de la population comme ces manoirs du 15ieme siècle qui jalonnent la ville.
Il faut que les angevins aient envie d’accéder ce patrimoine. Sur place, les médiateurs donnent les clés pour le comprendre.

Et l’équipe GDA et la grande équipe de Jean-Claude Antonini, comment la trouves-tu : très athénienne version Périclès ou bobo version Delanoë ?

Ni bobo ni complètement ancrée dans le passé, on s’appuie sur nos richesses et nos valeurs pour préparer l’avenir.

Tu te dis viscéralement attachée à Angers ? Pourquoi, c’est le climat (il pleut) ?

C’est un joyau, on ne peut marcher dans les rues sans faire de nouvelles découvertes, comme ces maisons bleues, bd Foch et dans le quartier du Lutin.

Angers est de taille humaine, les gens sont simples, accessibles. Parfois on se moque, on croit que cette douceur angevine empêche d'être dynamique, pas du tout. La douceur s’explique par le refus des extrêmes, les angevins sont attentifs, réfléchissent avant de se lancer, mais lorsqu’ils le font, c’est avec détermination et une grande compétence : comme nous !

LE VOTE PAR PROCURATION, MODE D'EMPLOI


Les formalités pour voter par procuration ont été considérablement simplifiées. Si vous ne pouvez pas vous rendre à votre bureau de vote, il vous suffit de trouver un électeur sur Angers (pas forcément du même bureau de vote que vous).
Rendez vous soit au Tribunal d'Instance, place du Général Leclerc, soit au commissariat de police avec votre pièce d'identité. Vous remplirez alors un formulaire sur lequel vous désignerez la personne à qui vous donnez procuration. Aucun autre document n'est nécessaire.
Le jour du vote la personne qui vote pour vous doit se rendre DANS VOTRE BUREAU DE VOTE, munie de la procuration, de votre carte d'électeur et de sa pièce d'identité.

mardi 26 février 2008

LOGEMENT SOCIAL : UNE PRECISION SUITE A L’ARTICLE DES ECHOS


Dans un article la semaine dernière, le journal Les Echos publiait le solde négatif (-2,2%) de progression du logement social à Angers. Un chiffre immédiatement exploité par Christophe Béchu pour dénoncer aujourd'hui dans le Courrier de l'Ouest : "Le bilan calamiteux de Jean-Claude Antonini"

Je ne conteste en aucune façon ces chiffres. Mais renseignements pris, pour cet article, Les Echos avaient retenu la période 2001-2006 comme référence pour le logement social dans toutes les villes étudiées.

En 2006, il existait à Angers un réel déficit de logements dû aux démolitions dans le cadre de l'opération de rénovation urbaine.

Il n'aura échappé à personne qu'au moment des élections nous sommes en 2008 et pas en 2006…

J'ai d’ailleurs fournis récemment sur ce blog les chiffres décrivant la situation début 2008 ; ces chiffres montrent bien un solde positif tant en nombre de logements sociaux, que de personnes logées dans les habitats sociaux.

Bien au contraire nous pouvons donc être fier de la réhabilitation de 5 600 logements durant le dernier mandat, la construction de près de 700 logements, d’une mise en chantier de plus de 1 000 logements et d’un Programme Local de L'Habitat à la hauteur de l’attente des angevins.

En revanche nous pourrons interroger Monsieur Béchu sur son bilan à Avrillé… Combien, sous sa direction d'Adjoint à l'urbanisme et au logement, la Commune a t-elle mis de logement sociaux en chantier pendant son mandat ?

Pourquoi, pendant ce mandat qui s'achève, a t-il fait passer sa Commune au-dessous de la barre réglementaire de 20% de logements sociaux, remportant ainsi la palme de la plus mauvaise commune de Maine et Loire ?

N'est-ce pas, Monsieur Béchu, un vrai « bilan calamiteux » pour un Adjoint à l'urbanisme et au Logement ?

« Si l'exemple n'est pas la meilleure méthode d'éducation.....c'est la seule! » disait Bergson.

Au moins, avec Christophe Béchu, nous sommes servis.



Philippe Markowicz

LE DERNIER FANTASME DE CHRISTOPHE BECHU : LA MENACE DE L’HYPERDENSIFICATION URBAINE

Monsieur Béchu a dénoncé à plusieurs reprises la volonté de Jean Claude Antonini d'hyperdensifier Angers dans ses projets d'urbanisme.

Voyons cela.

Angers a une densité moyenne de population de 3 600 habitants/km².

Par comparaison, à Nantes on compte 4 200 habitants/km², Rennes 4 100, Saint Cloud 3 785, Neuilly sur Seine 16 560 et Paris 20 500. Ceci permet déjà de voir que des villes de taille comparables et supérieures peuvent avoir des densités de population plus élevées sans être de redoutables Cités de l’Enfer…

Ce chiffre de 3 600 habitants/km² est évidemment une moyenne, les quartiers du centre ville restant plus peuplés que la périphérie.

Si on se réfère aux données du recensement INSEE (http://www.aurangevine.org/pdf/p_pu_demographie/Num5.pdf), on voit effectivement que l'hypercentre d'Angers a une forte densité avec des îlots de population variant de 9 000 à 20 000 habitants/km2. Et il faudrait être de mauvaise foi pour dire que l'hypercentre d’Angers est difficile à vivre du fait de sa densité de population.

Maintenant, considérons le plus gros programme d'urbanisation à venir pour Angers : l'aménagement du plateau Capucins-Mayenne. Ce quartier se destine à accueillir dans une dizaine d'années environ 20 000 habitants sur 240 hectares, soit 8 330 habitants/km²… Donc bien moins que le centre ville, mais avec en plus l'agrément d'un environnement très vert.

Alors quid de l'hyperdensité évoquée par Christophe Béchu ?

Uniquement dans son argumentaire électoral, pas dans la réalité.

Agiter des chiffons rouges, créer des peurs sans fondement, lancer des chiffres sans réalité concrète : voilà la belle stratégie de communication de Christophe Béchu.


Philippe Markowicz

dimanche 24 février 2008

PETITS PORTRAITS IMPERTINENTS D'UNE EQUIPE SERIEUSE - Episode 3


Mourad, ça te fait rien d'être dans les derniers de la liste ?
Les derniers seront les premiers, c'est dans les trois livres, c'est dans l'évangile, mais comme le Coran, ça fait parti de notre culture

Mais encore ?
C'est une étape pour moi. Depuis les présidentielles de 2007, et dès mars 2006, j'ai adhéré pour la position de Baryou qui disait contre le CPE, mais contre aussi le blocage des lycées et des universités. Je suis la génération CPE.

Et tu es motivé ?
C'est vraiment le contact et l'engagement sur le terrain qui m'interesse dans l'action politique !
Rencontrer et écouter les gens, ça me plaît.

Et puis trouver des solutions, non ?
Déjà porter leurs attentes; même si on vient d'une catégorie sociale pas élevée et de quartier pas si chic que çà, si on a la volonté et l'envie d'y arriver, on y arrive... Je refuse tout fatalisme, la politique, c'est ça !!!

samedi 23 février 2008

LA PRESSE ECONOMIQUE NATONALE JUGE POSITIVEMENT LA GESTION D'ANGERS

Après le magazine Capital de Février 2008, c'est au tour de deux nouveaux titres de la presse économique nationale de comparer la gestion des grandes villes françaises.

L'hebdomadaire Challenges de cette semaine (n°112) fait le palmarès des villes les mieux gérées, parmi les 873 villes françaises de plus de 10 000, en se basant sur 5 critères: la maîtrise de la fiscalité, le service de la dette, la solvabilité (reflet du délai nécessaire pour rembourser la dette), la sincérité budgétaire ( c'est à dire le fait de ne pas surévaluer les recettes, et d'éviter les dérapages dans les dépenses), et en enfin la marge de manoeuvre budgétaire (écart entre recettes et dépenses contraintes). Eh bien, Angers est la QUATRIEME ville la mieux gérée de France sur 873. A lire absolument !

Le quotidien Les Echos de jeudi compare Angers et 36 autres villes de 100 000 habitants sur les critères suivants : évolution de la population, logement social, taux de chômage, création d'entreprises, prix de l'eau, dépenses d'investissement, dépenses de fonctionnement, impôts locaux, taxes d'ordures ménagères , et la dette. Angers est en très bonne place. Quelques exemples: QUATRIEME ville de France pour le nombre de logements sociaux, un taux de chômage qui a baissé d'un demi-point, un taux de création d'entreprises en hausse de + 3,5% par an en moyenne. Pour le prix de l'eau, Angers est classée en CINQUIEME position des villes les moins chères. Pour les dépenses de fonctionnement Angers se classe en SEPTIEME position des villes les moins chères, et en SIXIEME position pour le prix d'enlèvement des ordures ménagères. La dette, égale à ZERO, place Angers dans le trio de tête des villes les moins endettées.

Quant aux impôts locaux, ils ont fait l'objet d'une très récente publication sur ce blog.

Voici donc que pour la troisième fois en moins d'un mois, la presse économique nationale souligne l'excellente gestion de la ville d'Angers, ce qui conforte objectivement l'argumentaire de la liste "Angers en avant" conduite par Jean-Claude Antonini, mettant ainsi en défaut les arguments récurrents de l'équipe conduite par Mr Béchu.

Notre ville ainsi conduite est armée aux mieux pour faire face aux défis des années futures.

Philippe Markowicz

samedi 16 février 2008

PETITS PORTRAITS IMPERTINENTS D'UNE EQUIPE SERIEUSE - Episode 2






Avril, dis moi, tu a fais agro Paris, et en plus tu as réussi tous les concours, tu es major de promo du DEA Sciences et Techniques de l'Environnement à l'Ecole des Ponts et Chaussées, tes chevilles ne sont pas trop gonflées ?



  • Et bien non ! En fait ce que j'ai préféré c'est mon stage de recherche à l'Inra sur l'environnement et les déchets où j'ai été lauréate : j'ai bossé pendant 10 mois sur le sujet du compostage.

Et ça ne te dégoûte pas de travailler dans les poubelles ?



Non, ça m'a passionné au contraire : on ne rigole pas avec ces enjeux qui engagent nos choix de sociétés mais aussi notre vie au quotidien.
La richesse de demain, ça sera la valorisation de la biomasse qui viendra en partie de nos poubelles. Et aujourd'hui c'est surtout le reflet de notre gaspillage.


Et tant pis pour les archéologues du 23ème siècle qui ne trouveront plus rien pour nous comprendre ?



Tant mieux pour nous et surtout pour nos enfants !
Et pour les archéologues, ils trouveront un autre sujet de recherche…