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mardi 6 avril 2010

Transports collectifs en site propre : l'Etat donne un coup d'accélérateur à 50 projets


50 projets de transports collectifs en site propre vont bénéficier d'un appui financier de l'Etat (800 millions d'euros au total), dans la plupart des cas en lien avec la dynamique Espoir banlieues et donc le désenclavement de certains quartiers.


Le dossier aura suscité une émulation palpable et a finalement été vite bouclé : ce jeudi 30 avril, la liste des 50 projets de transports collectifs en site propre (TCSP) qui bénéficieront, dans 36 collectivités hors Ile-de-France, d'une aide de l'Etat, a été officiellement dévoilée et détaillée. Six mois après le lancement de l'appel à projets, auquel les collectivités ont massivement répondu, et un mois après qu'une réunion décisive ait entre autres réuni les membres du gouvernement concernés, l'Ademe et d'importantes associations d'élus (AMF, AMGVF), la cohérence entre les trois grands objectifs de l'opération apparaît plus clairement : report multimodal et qualité des projets dans la foulée du Grenelle, relance économique, désenclavement des quartiers sensibles ("Dynamique Espoir banlieues"). En effet, sur les 800 millions d'euros d'aides apportés par l'Etat aux collectivités prêtes à lancer au plus tôt des chantiers de création ou d'extension de lignes de métro, de tramway, de bus à haut niveau de service (BHNS), voire de trolleybus (Grand Lyon) ou de funiculaire (Grasse), plus de la moitié l'est au bénéfice d'une meilleure desserte des quartiers dits sensibles. Et ce, en articulation avec les objectifs de renouvellement urbain fixés par l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) dont Fadela Amara, secrétaire d'Etat chargé de la politique de la ville, a tenu à souligner l'efficacité. Ainsi, nombre de nouvelles lignes à venir vont relier deux quartiers prioritaires (par tramway à Nice), ou bien prolonger une ligne prenant source dans un quartier en vue de le relier au centre-ville et aux gares TGV (par exemple à Reims). Il est en outre prévu que des clauses d'insertion soient inscrites dans les conventions qui doivent être signées d'ici cet été entre les agglomérations et l'Etat. D'ores et déjà, des communautés urbaines ou d'agglomération telles que Brest (53 millions d'euros d'aide l'Etat, dont 19,11 au titre de Espoir banlieues) et Dijon (47 millions d'euros, dont 16,53 au titre de Espoir banlieues) ont fait savoir qu'elles inclueraient dans leur marché une clause sociale d'au moins 10%.

"Coup de fouet"

"Derrière l'aspect technique de cet appel à projets se joue le retour de l'Etat dans la politique des transports en agglomération, a souligné Jean-Louis Borloo. Il garantit ainsi que soient desservis l'ensemble des quartiers, de manière réactive puisque les projets de chantiers qui ont été retenus sont les plus matures et sont prêts à démarrer avant le 1er janvier 2011. Un tiers d'entre eux devrait démarrer avant la fin de l'année. Les 6 milliards de travaux qui vont être engagés dans les trois ans permettront un doublement de la capacité de transports de voyageurs dans les agglomérations, avec près de 400 km de lignes TCSP supplémentaires." Un par un, la dizaine d'élus présents jeudi au ministère de l'Ecologie ont tenu à remercier le ministre d'Etat pour cet appui décisif. "Sans cette impulsion de l'Etat, lancer un chantier de 9 km de ligne de tramway supplémentaire n'aurait pas été possible. Les villes françaises ont pris du retard sur les grandes métropoles européennes. Il faut dire que les élus manquent parfois de courage pour engager des chantiers impopulaires", a pointé Christian Estrosi, député-maire de Nice.


Roland Ries, président du Groupement des autorités responsables de transports publics (Gart), lui aussi s'est déclaré satisfait par ce "coup de fouet" apporté par l'Etat, l'enveloppe initiale ayant été quelque peu élargie. Selon lui, certains adhérents du Gart vont toutefois être déçus, car ils tablaient sur un niveau de subvention légèrement plus élevé (25% du montant des travaux, contre 20% actuellement). Autre point noir : onze projets qui, selon Jean-Louis Borloo, n'étaient pas encore tout à fait opérationnels, ont été écartés du lot. Mais temporairement car la fixation du montant de l'aide de l'Etat à ces projets fera l'objet d'une second appel à projets lancé début 2010. "On attend de l'Etat qu'il délivre d'ici là plus de précisions, par exemple sur le montant de l'enveloppe globale qui pourra être alloué", a ajouté Roland Ries.


Parmi les 50 projets retenus, nombre d'entre eux portent sur la création ou l'extension de lignes de tramway : Marseille, Grand Lyon, Grenoble, Angers, Brest, Le Mans, Le Havre. Au Havre, il s'agit de contribuer au désenclavement de trois quartiers prioritaires. "A Angers, le projet de TCSP comprend la desserte par tramway d'un quartier prioritaire, mais permet aussi d'appuyer des quartiers en fort développement, de renforcer la multimodalité et d'accompagner nos efforts en matière d'apprentissage de la mobilité", a témoigné Bernadette Caillard-Humeau, déléguée à la voirie et aux déplacements de la ville d'Angers, qui bénéficie d'une subvention de 30,5 millions d'euros, dont 7,3 au titre de Espoir banlieue. A Mulhouse, l'aide de 12,4 millions d'euros (dont 4,72 pour Espoir banlieues) va permettre de boucler la boucle en achevant une ligne est-ouest de tramway. "Et Tours va entrer dans le club des villes dotées d'un tramway grâce aux 40,2 millions d'euros apportés par l'Etat à son projet de ligne de 15 kilomètres", a ajouté Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux transports.


Le plafond record d'aide est atteint par la communauté d'agglomération de Montpellier (tramway) : 82,6 milllions d'euros, dont 30,55 au titre de la dynamique Espoir banlieues. La plus modeste commune à obtenir une aide est Annemasse, en Haute-Savoie (2,3 millions d'euros). Les DOM ne sont pas oubliés, avec deux projets de BHNS décrochant une aide à Saint-Paul et Saint-Pierre-de-la-Réunion.


Morgane Boedec / Victoires Editions

mercredi 30 septembre 2009

Corinne Lepage : "Ma journée avec les Amis d'Europe Ecologie"


Le soleil était au rendez vous dimanche dans le 14ème arrondissement pour cette première journée des amis d'Europe Ecologie à laquelle j'étais invitée.


Une journée riche en débats et en rencontres. Associatifs, politiques, citoyens s'étaient donnés rendez vous au delà de tout clivage gauche/droite; clivage qui du reste est complètement dépassé et d'un autre siècle.


A 15 H, j'ai eu le plaisir de débattre sur "la difficulté et de la nécessité d’inventer une politique écologique et sociale" avec Dany Cohn-Bendit, Martin Hirsch, Patrick Lozes (président du Conseil Représentatif des Associations Noires), Serge Guérin (professeur à l’ESG, porte parole des Amis d’Europe Écologie), Fareth Sai (président de Quartiers sans Frontières) et Philippe Meirieu (écrivain, spécialiste en sciences de l’éducation et en pédagogie). Un débat très intéressant dont vous pouvez regarder la vidéo ci-après.


Je salue l'intervention de Bernadette Caillard-Humeau (1re adjointe d’Angers, membre de CAP21) dans le débat "Élections régionales : gagner en respectant la biodiversité politique" et celle de Dominique Lemoine (conseiller municipal de Tour, membre de CAP21) dans la table ronde sur la Taxe carbone.


Une journée donc bien remplie qui s'est terminée par un débat sur le climat avec notamment Jean Louis Borloo qui revenait du G20.


Au delà des débats de fond, j'ai bien noté le souhait d'Europe Ecologie de ne pas partir avec le Mouvement Démocrate au premier tour des élections régionales et de leur volonté d'encourager les contacts, qui se sont déjà noués, entre membres d' Europe Ecologie et ceux de CAP21, parti cofondateur du MoDem.


Je profite de ce billet pour féliciter Anny Poursinoff de son très bon score lors de la législative partielle de Rambouillet. Je suis heureuse que mon ralliement ait entrainé, alors que le MoDem local ne s'était pas positionné, le soutien par la suite de François Bayrou.


Cette journée, non politique, fut un vrai bol d'oxygène.







Corinne Lepage

lundi 28 septembre 2009

Communiqué de presse Cap 21 - Indemnisation des accidents du travail


La baisse annoncée du pouvoir d'achat des victimes

Fiscaliser les indemnités journalières des accidents du travail de courtes durées revient à baisser le pouvoir d’achat des victimes déjà touchées par la douleur.

CAP21 condamne l’action concertée des parlementaires UMP et du Gouvernement et s’oppose à l’imposition des indemnités journalières pour accident du travail de courte durée.

CAP21 considère que taxer ainsi les victimes d’accidents professionnels, c’est diminuer leur pouvoir d’achat déjà fragilisé par la conjoncture actuelle.

Selon Benoît PETIT, Délégué national CAP21 « Social et Société », « ….Nous assistons là en direct à un véritable hold-up social prémédité, sensé renflouer les caisses de l’Etat sans ponctionner les plus riches. Le manque flagrant de considération à l’égard des situations personnelles pénibles des victimes est choquant et insupportable. Cette droite dure aura beau dire que les autres revenus de remplacement (maternité, chômage…) sont eux aussi taxés, l’idée d’égaliser les régimes d’indemnités par le moins-disant social – en pleine crise sociale mondiale – est tout simplement une atteinte frontale à l’idéal républicain de Justice sociale ».

CAP21 demande aux parlementaires de la majorité et au Gouvernement de revenir à la raison sociale et d’enterrer définitivement ce projet indigne.

CAP21 propose à Monsieur le ministre du budget, Eric Woerth de chercher les niches fiscales là elles se trouvent, en revenant sur le principe du « paquet fiscal » par exemple et de préserver les plus fragiles au bord du gouffre !


Bertrand Rio, Secrétaire Général Cap21

mardi 22 septembre 2009

Communiqué de presse Cap 21 - Droit des enfants


Coup dur porté à la cause du droit des enfants.


Pour Marianne BUHLER, présidente déléguée CAP21 " l’annonce récente de la suppression du poste de « Défenseur des enfants » est un nouveau coup dur porté par la majorité présidentielle à la cause du droit des enfants".

Au-delà du symbole, cette décision vient s’ajouter à nombre d’autres qui démontrent, malheureusement, le désintérêt manifeste du gouvernement et de l’Elysée vis-à-vis d’une préoccupation légitime de la société : alignement du droit des mineurs sur le droit commun, volonté de contrôler systématiquement l’entrée des établissements scolaires, menace de constituer des fichiers dès les premiers âges de l’enfant, suppression des postes de RASED…

Depuis l’élection de Nicolas SARKOZY en 2007, les atteintes liberticides contre les enfants ne cessent d’alimenter l’actualité.

CAP21 rappelle que 2009 est l’année du 20e anniversaire de la Convention internationale du droit de l’enfant, et qu’à ce titre, la France a une responsabilité particulière : elle doit se montrer exemplaire dans ses politiques et ses choix médiatiques en faveur de l’enfance et de la jeunesse.

Pour Benoît PETIT délégué national CAP21 « Social et Société », « un pays qui fait le double choix politique de considérer sa jeunesse comme des délinquants potentiels d’une part, de banaliser – pour mieux la dissoudre – la problématique du droit des enfants d’autre part, est un pays qui compromet dangereusement son avenir.

Les générations futures sont notre principale richesse, qu’il nous faut protéger contre les affres de notre époque…

Lla suppression du poste de « Défenseur des enfants » est un signe de défiance à leur égard qui est tout simplement inacceptable en République ! ».

CAP21 demande donc au Gouvernement de revenir sans délais sur cette décision choquante.

Le mouvement écologiste et démocrate présidé par Corinne LEPAGE appelle l’ensemble des citoyens à se mobiliser, dans la vigilance et l’action, contre cette nouvelle atteinte aux libertés fondamentales de la République.

CAP21 propose que soient organisées des « Assises de l’enfance et de la jeunesse » à l’occasion desquelles les politiques et la société civile pourront définir, collectivement et démocratiquement, des orientations progressistes en faveur du développement durable des générations futures.


Bertrand Rio, Secrétaire Général Cap 21

lundi 14 septembre 2009

Communiqué de Presse Cap21 - Commission Stiglitz



CAP21 demande l’ouverture d’un débat public national sur les indicateurs

CAP21 prend acte de la communication du rapport de la Commission sur la mesure de la performance économique et du progrès social présidé par Joseph Stiglitz et se félicite de l’ouverture du débat sur la remise en cause du PIB comme mètre étalon des politiques publiques.

L’urgence climatique impose de changer de paradigme de développement et donc de changer de mode d’évaluation.

Pour changer de direction, il faut changer les panneaux indicateurs qui donnent le chemin à suivre. CAP21 milite pour une approche par tableau de bord dont les indicateurs seront aussi pertinents sur les questions sociales que sur les questions écologiques.
L’impact social des politiques pourrait notamment s’inspirer de l’indicateur de santé sociale développé dans le Nord Pas de Calais qui prend en compte les dimensions Revenu, Travail et Emploi, Education, Santé, Logement, Justice au travers de variables comme le taux de surendettement, la taux de pauvreté, la part de l’emploi précaire, le taux de fréquence des accidents du travail avec arrêt, la part du recours à l’expulsion locative, l’espérance de vie à la naissance, le taux d’actifs sans diplôme, les crimes et délits pour 100 000 hab.

Eric Delhaye, président délégué de CAP21 demande sur la base de ce rapport l’ouverture d’un débat public national invitant les citoyens à délibérer de façon constructive et ambitieuse sur le choix de nouveaux indicateurs du bien-être humain. Il est temps de nous engager dans une transition écologique socialement soutenable et de promouvoir le bien-être individuel et collectif en appelant à « vivre autrement » dans une société du mieux-être.

Eric Delhaye, président délégué Cap21

mercredi 1 juillet 2009

Le Conseil National Cap 21 à Angers en images



Acceuil de Corinne Lepage, Présidente de Cap 21 et Vice-présidente du Modem,
par Bernadette Caillard Humeau,
Déléguée Régionale Cap 21 pour les Pays de Loire et Première Adjointe à la ville d'Angers.

Progression des participants vers la salle Thiers-Boisnet

"Que dit la presse ?"

200 cadres du mouvement assistent au Conseil National


Le Groupe Démocrate d'Angers à la tribune !




Photo de famille !

Aprés les débats , les participants se retrouvent sur la terrasse du Théatre du Quai.




Un militant attentif à l'avenir du Mouvement !


Corine Lepage, avec Philippe Markowicz, Délégué Départemental Cap 21 pour le Maine et Loire

jeudi 26 juin 2008

Vers l'été, avec Cap 21, avec le Modem, ici et maintenant, de Nanterre à Angers

Nous étions une petite délégation présente à Nanterre pour le congrès national de CAP 21, nous retrouvant dans une ambiance à la fois amicale, joyeuse et travailleuse pour enrichir notre expertise et réseau d'experts, et pour poursuivre avec constance nos apports en matière de programme pour la ville.


Sur le sujet, nous n'en sommes qu'au début car le fait d'être élus "aux affaires", sur le terrain pour "faire" avec les habitants, faire que notre projet politique prenne corps et permette de faire d'Angers une ville durable dans tous les sens de ce terme nous amène forcément à faire des contributions empreintes de notre expérience.


Ainsi en est-il de notre proposition de rendre obligatoire pour les entreprises, les administrations, les établissements scolaires et autres structures générant du trafic, un plan de déplacements interne, sur le modèle des Plans de Déplacements Urbains imposés par Corinne Lepage pour toutes les villes de plus de 100 000 habitants, avec la loi sur l'air de 1996. De même avec les pistes que nous avons lancées pour faciliter l'accès aux poussettes et bicyclettes pour tout logement (...)


"Municipales: passage aux actes, autour des élus Cap21"


Nous avons ici une contribution originale car nous - les Angevins - sommes pleinement présents, à la fois Modem & CAP 21, dans la réalisation d'un projet dont nous avons largement écrit les pages avec Jean-Claude Antonini, le maire d'Angers.


Rappelons qu'un bon tiers des propositions du livre de campagne sont issues des apports du groupe de Modem que nous formions, soit de Cap 21, de centristes historiques et de Modem ! Tous unis avec l'ensemble de l'équipe "Angers en avant" sur le concept de développement durable ! C'est assez rare et unanime pour que cela soit dit avec force. C'est le témoignage qu'a apporté samedi matin au sein de l'atelier "Municipales: passage aux actes, autour des élus Cap21" Bernadette Caillard-Humeau, qui est première adjointe au maire d'Angers et vice-présidente chargée des transports, déplacements et mobilités à la communauté d'agglomération Angers Loire Métropole.


Adhérent Cap 21 = adhérent Modem


L'après-midi a été consacrée notamment au débat de l'intégration au Modem, c'est à dire en particulier l'acceptation de la double appartenance : adhérant à Cap 21 l'on est automatiquement Modem. L'idée, contestée par certains à Cap 21, ne le fut pas au sein du groupe angevin, et elle a été adoptée très majoritairement par l'assemblée. Cap 21 demeurera ce "think tank" écologique du Modem, indispensable apporteur d'idées et de prospective, d'anticipation, et de valeurs humanistes tel le respect de toute vie humaine, comme a soutenu Corinne Lepage. Le tout résumé par cette phrase : « Aujourd'hui, on ne peut plus penser droite-gauche, mais XXe ou XXIe siècle », a conclu Corinne Lepage, « et l'heure est à inventer un nouveau modèle de développement ». A Angers, nous en sommes intimement convaincus. C'est ce qui nous fit faire alliance aux municipales, pour le meilleur. Aujourd'hui, nous nous rendons compte combien ce choix fut le chemin des courageux et des hommes et femmes libres. Pleinement responsables, nous nous mettons à l'oeuvre, pour les Modem, les Cap 21, ainsi que pour toutes les personnes de bonne volonté qui veulent faire avancer la société aujourd'hui et au long terme.


Le Groupe Démocrate d’Angers